MON ANGE GARDIEN
l'être immortel que chante Marcelline **, Son front n'est point orné de rayons éclatants; 11 B*a point la fraîcheur et la (rftce enfantine Des roses da printemps.
Son Toile n'est pas d'or, sa rohe n'est pas blandm Gomme le nénnphar, ami des flots déserts; Sor mou cœur, tont à loi, jamais il ne se penche En répétant mes vers.
je n'entendis sa Toix lente et sonore.
Me mnrmorer bien bas ces mots doox et confits , Langage harmonienx qae l'on écoute encore Qoand on ne l'entend pins.
Jamais, jamais sa main n'a tremblé dans la mienne !•.• Un seal jonr ses yeox noirs ont rencontré mer ^ux.., D lient pourtant ma yie enchaînée à la sienne , Gomme la terre aux cieuxl
A llmve poétique où le jour qui décline Étend un yoile rouge aux bords de rhorixon, Qoand l'oiseau qui chantait joyeux sur la colttM S'endort dans le buisson.
Mon Ângem'apparalt!... Mais, comme dans un rèva^ Ses traits sont recouverts d'une blanche yapeur; Il me semble qu'alors dans ses bras il nfeolèye, Et quelquefois j'ai peur.
Bt Je passe ma main sur ma tète brûlante!
Ma foix d'émotion devient toute tremblante.
Et je dis à mon Ange : € Oh! parle! parle-moll— « S'il ne fiint que mourir pour élre ton amie , • Va ! tu peux à ton gré disposer de ma vie, € GarmaTieestàtoil...
* Cm ren «ont de m«d<mott»lto KUm Uw», qui « btoa Ti«ln peroMitre qallt
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« Hais, hélas ! je ne sais qn'on enfant de la terre t
« Et toi, dont l'exisience est an divin mystère,
€ Toi , qoe la brise endort dans au palais d'azar,
« Poorras-to bien m'aimer?... Olil j'en al Vespéranoe '
« Fils des cîeax, mon amoar parfumé d'innoeenee
c Doit plaire à ton cœor par ! . ..
« Sans toi j'anrais passé solitaire , incomprise, « Dans ce yallon de pleors, od le poète brise « Son Ame à cbaqae pas ; vers l'immortel séjoor, « Soayent j'aarais toamé mes yeux pleins de tristesse, t Et j'aorais ya pftlir les fleors de ma jeanesse t Ayant la flndajoar....
t Sois béni !... Mais poar fair aax sphères éternelles, m Déploierais-to déjà tes transparentes ailes? t Ton absence est on mal qai me fait tant suaffrir! m Oh! donne-moi la main, montons an ciel ensemble !•,••( Rapide il disparaît... pais, alors, il me semble Qae mon cœar ya mourir !...
liais je sens toat à coup pénétrer dans mon âme Un souvenir plus doux que la voix d'une femme; Car mon Ange m*a dit : t Un jour ta me verras ! c Quand les nobles enfants de la sainte harmonie € Poseront sur ton front les palmes du génie, c Je t'oavrirai mes bras... •
U ne m'abuse point? Non I je crois sa parole. Gomme je crois des deux le sublime symbole 1 Il sait bien qu'ici-bas il est mon seul appui. Da livre de ma vie il a lu chaque page ; n sait que mon cœur, pur comme le lis saataft, N'a battu que pour lui!
Oh 1 yoos qui souries k ce mystère étrange , Ne me deoundes pas le doax nom de mou Angf.
C'est un secret.. Mon cœar, plos calme désormais. Ne le dira qu'à Dieu... mais la foule moqueuse, Ia fonle qui se rit de toute ame rèvesM Ne le saura jamais 1
LÀ CANNI
XXIt!