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À son entrée en fonctions, l'Échiquier de Normandie n'ayant pour réglementer la police que l’ordonnance du roi Jean et se trouvant, cependant, en face d’une organisation judiciaire toute nouvelle, dut s'inspirer des nouveaux besoins et des circonstances particulières au milieu desquelles allait s'exercer son action, L’expé-
un utile concours des juges inférieurs, il était néces-
saire que chacun d’eux fût bien pénétré de ses devoirs l et en connui parfaitement l'étendue et les limites. Par | ses arrêts et sous son active influence, le lieutenant du bailli, le vicomte, les échevins et le vicomte de l'Eau apprirent à distinguer leurs obligations et durent peu à
rience du passé lui servit à préparer l'avenir. La tâche était difficile, mais l’échiquier, composé de magistrats instruits etconnaissantles besoins de la province, était à | la hauteur de l'entreprise. Il savait que pour obtenir | |
peu s’habituer à s’y renfermer.
Le lieutenant du bailli devait assurer l’ordre dans : la ville et veiller à la propreté des rues. Il avait l'œil sur les hôtelleries, les tavernes, les jeux de paume î
et les triballiers ; il devait aussi protéger le repos des citoyens en pourchassant les rôdeurs de nuit, les ivrognes , les vagabonds et les coupeurs de
bouïse.
Le vicomte devait son concours au lieutenant du bailli, mais son action personnelle était plus restreinte ct portait plus spécialement sur les artisans et sur les corporations; il recevait le serment des apprentis et des passé-mailre ; connaissait des contestations entre ouvriers et patrons ; enfin, il recevait les rapports des m°'s gardes contre les gens de métier trouvés par eux contrevenants aux statuts de leur
état,
Les échevins et l'Hôtel-de-Ville avaient la police des boulangers et des meuniers ; il répondaient de lapprovisionnement des halles et y devaient faire observer 1 les ordonnances ; ils concouraient aussi au maintien de 1
l'ordre dans les rues,
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