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Enfin le vicomte de l'Eau avait la police des quais et celle de la rivière de Seine.
Mais, en définitive, tous ces fonctionnaires relevaient du Parlement, recevaient ses instructions el ses injonctions et lui devaient compte de leurs opérations. Aussi, lorsque l’on étudie les annales de cette cour souveraine, trouve-t-on toujours la preuve de son initiative dans les sages mesures de police qu'elle prescrivait et surtout dans les premiers règlements qu’elle formula pour assurer aux populations soumises à son autorité, la santé, la sûreté des personnes el des propriétés, la régularité des approvisionnements ainsi que la taxe du prix des denrées.
Le peuple, qui se trompe rarement, quand on Île laisse livré à son bon sens, n'avait pas tardé à comprendre qu’il avait dans le Parlement un protecteur dévoué à ses intérêts. C'est pourquoi, dès qu'un malheur le frappait, on le voyait en foule accourir et encombrer les abords dun Palais-de-Justice et demander secours à nos seigneurs de la cour. Si la récolte avait été mauvaise, si le pain était cher, si les pauvres étaient peu où mal secourus, Si la peste envahissait la ville et décimait sa population, c'était au Parlement qu'on allait demander protection.
Bien avant les édits et les ordonnances sur les hôtelleries, le Parlement avait tarifé le prix des consommations, du coucher, du boire et du manger; il avait ordonné aux boulangers d'avoir en leur ouvreuy, en lieu éminent, des balances pour peser le pain; ou bien encore il avait forcé les échevins à employer chaque année ure certaine somme à l’achat des blés et des grains qui devaient assurei l'approvisionnement de la
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ville (f). Mais comme il ne pouvait avoir, en même temps, l'œil à tout, il se trouva naturellement amené à diviser le service de la police en plusieurs sections ou Bureaux. Tout d’abord, et dès 1507, l’'Echiquier avait | chargé le lieutenant-général de la direction de la police
dans la ville et, en plaçant sous ses ordres les agents | subalternes et les auxiliaires de la justice, il avait orga- | nisé la premiére section c'est-à-dire le Bureau de police. ü
Dans la pratique, ce Bureau avait toujours existé depuis l’ordonnance donnée par le Roi Jean, en 1350, mais, au milieu des nombreuses juridictions qui n’avaient cessé de s’en disputer les droits, les préroga- | tives et surtout les épices, l'intérêt public avait été 1 sacrifié, et la police était devenue plutôt une exploita- | tion que l’accomplissement d’un devoir envers l'Etat aussi bien qu’envers les populations. Il en fut autrement à partir de l’année 1507 : La cour voulant obtenir pour l'avenir une police mieux faite, et comprenant que pour y parvenir il fallait s'attacher à bien préciser la part quechacun de ses agents aurait à prendre dans la nouvelle organisation qu'elle préparait, après avoir donné à une première section le nom de Bureau de la Police, en créa deux nouvelles, dont l’une, spécialement chargée du service des pauvres, de leur alimentation, de leur vêtement, etc., fut nommée d’abord Bureau de la Police des pauvres, puis Chambre de la Police des pauvres, puis enfin Bureau des pauvres, et la troisième seclion ayant recu mission de veiller à la