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fidus le loisir de songer combien Torateur était
plus prodigue de ses paroles que de sa monnaie. Au milieu de sa plus brillante |iériode, un point blanc apparut sur la oôle, que les matelots montrèrent aux passagers: c'était Sinipaglia. Une heure après, le pyroscapbe entrait dans le port. La ûèvre du dé*barquement mit fin aux conversations. Chacun se jeta sur son bagage. Afin d'éviter les frais de transporty le seigneur directeur chargea ses malles et ses paniers sur les épaules des acteurs, et la troupe ambulante fit son entrée, suivie par une population turbulente, qui semblait lui promettre un public indulgent et passionné.
, Sinigaglia est une petite ville agréablLincnt siluée à l'embouchure de la Misa, dont le cours entier, depuis les Apennins Jusqu'à la mer» est bordé de paysages charmants. La citadelle, d*nn aspect formidable, a de Timportance comme monument et comme ouvrage stratégique. Le port, quoique petit, est excellent , et les privilèges de la foire franche^ qui exemptaient des droits de douane les marchan-dises de tous les pays, avaient attiré des navires du littoral de TAdriatique. DesRagusîns, desMonténé* grins, des marchands de Ti iesteet deZa^a, des Turcs de Gattaro se promenaient sur le quai, parés de leurs
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habits de fête. Des musiciens de carrefour donnaient la sérénade aux personnes qui se montraient sur leurs balcons, i.cs cuisines en plein air exhalaient leurs parfums de friture et de.fromage« et les jongleurs, les bohémiens et les charlatans faisaient sonner la clarineltc et la grosse caisse. Une grande baraque de planches, encore inhabitée, attendait évidemmènt une troupe d'acleurs ; je compris que ce devait être le théâtre réservé à mes compagnons de Yoyage. Vers midi, la chaleur devenant accablante, les bruits, la musique et les fourneaux s^éteignirent peu à peu. On ferma les fenêtres, et la ville s'endormit pour se réveiller à cinq heures. J'avais trouvé sans peine un logement dans une maison pni ticulière, mais le dîner fut difficile à obtenir. Les auberges étaient pleines, et dans les trattorie les convives, en manches de chemise, criaient tous à la fois apiTS les servantes. Cependant je réussis à me faire donuej: un riz au safran et une tranche de ?2ombolo^ que je m'empressai de payer pour aller m'établir au café de la rue Mnestra, sous un auvent dont la brise agitait les festons. Déjîi on y parlait de l'arrivée des artistes forains et de la première représentation, qui devait être donnée le soir même. Pendant le temps du repos, la troupe s était installée. Les décors étaient prêts. Une grande toile peinte, ornée de figures , annonçait le titre de la pièce, cl je reconnus avec plaisir que la curiosité publique était excitée. Après avoir pris le café, je
me dirigeai tout doucement vers la baraque de bois. Au sommet de rédîBce, j'aperçus do loin cette inscription : Compania comica del signor Tampicelli, Plus bas, on voyait sur la grande afiiche un lion et un singe qui paraissaient causer ensemble , et en m'approchant je lus enfin ce ffjmeux titre de la pièce, auquel je ne m'attendais guère : Il Navfra^ gio di La Perugia, ossia l'Isola dei Cannibali^ colla scimia rieonoacente cd il leone ten ibile^ c'està-dire : « le Naufrage de La Peyrouse, ou l'Ile des Cannibales, avec le singe reconnaissant et le lion terrible. * Telle était cette surprise que le seigneur directeur m'avait ménagée avec tant de discrétion 1 tel était le sommaire de cet ouvrage qui devait réunir avec tant d'art le pathétique à la gaieté, qui devait effacer les comédies de Goldoui, les charmantes farces napolitaines, et dont linspiration avait été puisée dans l'étude approfondie du théAlre de Sedaineî
Malgré Tenvie de rire, à laquelle je ne résistai point, la voix de ma conscience me rappela qu'il ne fallait pas juger un ouvrage sur le titre. Sous cette annonce trop explicative, Tauteur pouvait avoir déguisé quelque pensée ingénieuse, quelque vérilé philo50(>hfquc, comme Charl( s Gozzi dans ses féeries de L'Oiseau ve/i et des Irois Oranges. Résolu à ponsser rexpérîence jusqu'au bout, je revins prendre un billet aussitôt que le bureau fut ouvert,
et je m'installai sur la première banquette. En
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moins d'un quart d'heure, la salle se trouva pleine. On entendit le coup de sonnette du régisseur \ la petit orchestre râcla Fouvertiire, et le rideau se lova. Dans un vestibule nu et enfumé comme ceux de nos tragédies classiques, une espèce de marquis râpé, entouré de gens plus mai vêtus que lui, examinait une grande carto dé[)loyée sur une table. L'exposition m'apprit que c'était le roi Louis XVI donnant à sa cour une leçon de géographie, dans le cliàleau de Versailles. On introduisit le célèbre navigateur La Peyrouse. Par une antique loi des petits théâtres italiens, ce héros de la pièce était habillé à l'espagnole, on manteau court, coiffé d line toque à plnmes, ceint d une époe plate qui finissait par un trèfle, et chaussé d^m tricot trop large si souvent porté que les genoux ressemblaient à des poches. Ce costume idéal a l'avantage de désigner à première vue le personnage dont les malheurs et la vertu doivent exciter Tintérèt du spectateur.
C'était avec des gestes d'énergumëne et des cris de damné que le monarque français et Thabile navigateur réglaient ensemble l'itinéraire d'un voyage autour du monde. Louis XVI, connaissant les dangers d'une si longue entreprise, embrassait le savaut marin la laime à et rentrait dans ses
appartements* Aussitôt après, le signer Pantalon, qui se trouvait par hasard à Versailles, brûlant du 4é8ir de voir la Chine et le Japon, suppliait avec
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mille lazzis diverUssanU 1 illustre La Peyroiise de remmener sur son vaisseau* Le commandant, bon prince, cédait aux prières du bour^i^ooîs vénitien, et Pantalon courait taire ses préparât ils pour s'embarquer sur la Boussole avec sa fille Sméraldine, qui n'avait pu voir sans émotion le beau visage, le grand air et la toque de La Peyrouse.
Au second acte, le décor représentait une ile inconnue de Tocéan Indien. Un singe blessé d'une flèche exprimait ses soufTpanccs par dos cris aigus. Un lion saisi de pitié répondait aux plaintes du singe par des mugissements terribles. Le tonnerre et les éclairs complétaient cette scène d'une belle horreuri et dans le fond du tableau les regards découvraient, au milieu des vagues, une planche taillée en forme de navire, qui s'abîmait peu à peu dans le sein de la mer. Bientôt celle planche disparaissait entièrement, et trois personnes abordaient à la nage dans l'Ile : c'étaient La Peyrouse, Pantalon et SinéraUline, qui seuls avaient survécu au naufrage de la Boussole, Sans prendre le temps de faire sécher ses habits, le généreux La Peyrouse, versé dans la botanique, pansait la blessure du singe au moyen de plantes médicinales dont Sméraidine exprimait le suc précieux. L'animal guéri montait sur un arbre, après avoir témoigné sa reconnaissante par une pantomime touchante. Tout à coup des hurlements annonçaient l'arrivée des sauvages. Sméraidine, faiblement rassurée par la contenance
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inlrépide du La Peyrouse-AIrnaviva, fondait en 1»<*nies9 et Pantalon, tremblant de tout son corps, rogreltait amèrement Venise et la boutique d'orfèvrerie qu il avait tenue dans cette ville bienheul'euse^ Inutiles regrets I une horde de cannibales entourait les natifragés et se mettait en mesure de les faire cuire à petit feu.
Cependant, du haut de son observatoire, le singe surveillait c^s apprêts barbares. Il se glissait dans la coulisse sans être remarqué. Déjà les victimes renonçaient à défendre leur vie, quand le lion terrible, guidé par \e singe reconnaissant, s^élançait an niilien des sauvages et se préparait à les dévorer, ce qu'il aurait exécuté, si La Peyrouse, d'un geste imposant, ne l'eût prié d'attendre encore une mi* luite. Avec autant d'éloquence que de bonté, le grand navigateur reprochait aux cannibaU s la férocité de leurs mœurs. Au nom d'un Dieu clément qu'il promettait de leur faire connaître, il les engageait à ne plus manger de chair humaine. L'approbation du lion terrible ayant achevé de les persua- > der, les sauvages tombaient aux pieds de Torateur et lui proposaient de régner sur leur tribu. En attendant Tarrivée de quelque vaisseau dans ces parages, La Peyrouse daignait accxîpter ce petit gouvernement, et Sméraldine, en devenant son épouse, partageait avec lui la couronne. €e dénoû* ment peu vraisemblable me fit craindre pour le succès de l'ouvrage. Pendant la longue tirade qui
ramenait les sauvages à des sentiments chrétiens, je regardai à la dérobée les visages des spectateurs. La plupart trahissaient une émoi ion réelle, et derrière moi inaperçus la jeune Tyrolienne, les yeux inondés de larmes, qui sanglotait dans son mouchoir. Après la chute du rideau, on rappela les artistes, et une triple salve d applaudissements Irénétiques couronna celte œuvre naïve, en sorte que je me retirai tout honteux de mon insensibilité.
Au café de la rue Macslra, il n'y avait qu'une voix sur le mérite de la compagnie comique. La troupe chantante, qui venait de représenter VEmani de Verdi au grand théâtre, n'avait pas eu le môme bonheur, et je remarquai, aux critiques qu'on en faisait, combien le goût de ce public était plus délicat en musique qu'en lillérature. Une lîoriture manquée de doâa Sol avait blessé tout l'auditoire de l'opéra; on discutait avec acharnement sur la cavatine, lorsque l'apparition de la Tyrolienne aux doux yeux vint changer le sujet de la conversation. Tous les regards se portèrent sur celte ligure aimable, et de toutes les bouches sortirent ces flatteries que les Italiens décochent aux jolis visages en manière de soupirs et de déclarations d*amour ; Graziosay bel' Una^ carina ! etc. Le costume de Maria, qui n'était pas exempt de recherche, senait d'enseigne à sa boutique portative, en attirant 1 attention sur la marchande : il se composaitd'un corsage de velours, sous lequel ou voyait un. foulard coquettement
plissé en forme de gorgerette, d'une jupe courte en soie grise, et d'une ceinture attachée |iar une boucle de cuivre doré. Le chapeau tyrolien, orné d*une plume d'épervier, doniiail à celle fille des montagnes un certain air indépendant que la douceur de la physionomie tempérait agréablement. Maria vint poser sa boite de parfumerie sur la table où je prenais une glace, et me demanda ce que je pensais du ISairfrage de La Peyrouse.
— Si vous étiez, répondis-je, dans les conditions d un spectateur ordinaire, je respecterms l'émotion profonde que vous a causée cet ouvrage forain j mais, puisqu'il s'agit pour vous d*embrasser une carrière pleine de déboires et de i)érils, je vous parlerai sans ménagement* J'ai trouvé la pièce insipide, Tépisode des animaux ridicule, et tous les artistes au-dessous du médiocre, sauf le Pantalon, qui ne manque pas de gaieté* il faut être dans un pays en féte et sevré de spectacles pour écouter cela jusqu'au bout. Uéilécliissez encore avant de vous associer à cette compagnie comique, dont le directeur, avec ses belles paroles, n'a fait que prouver par un nouvel exemple cette vérité bien connue: qu'on peut raisonner le mieux du monde i>ur uu art qu'on pratique fort mal.
Maria me re^rda d'un air mécontent, comme si j'eusse voulu lui ravir sa foi et son eâitliousiasme. — Mon, dit-elle en levant les yeux au ciel, on ne se trompe pas lorsqu'on pleure et qu'on palpite de
plaisir et de crainte. Parre qae la générosité ân
singe reconnaissant ne vous a point ému, en est -elle moins sublime? Votre seigneurie a le cœur dur, voilà tout ce que j*en conclus \ mais, quand même elle seule aurait jugé sainement cet ouvrage en restant insensible au milieu de cette foule attendrie, nous ne sommes pas ici en France. Mon des- 'sein n'est pas d'aller jouer la comédie au delà des monts ) c'est au public de Venise, de Sinigaglia, d'Ancône, que je désire plaire.
— Vous me consiillez, répondis-je, à la condition que je vous conseillerai ce dont vous avez envie.
— Peut-être aussi que votre seigneurie me donne
des avis que je ne hii demande pas. La question est celle-ci : suis- je capable, oui ou non^ de jouer le rôle de la Sméraldine ?
— Beaucoup mieux que la jeune première de la troupe, je n'en doute pas.
^ Que faut^il donc de plus? Puisqu'on fait des évèques avec des hommes, ne (>eut«on d^une fille de mon âge Taire une comédienne ?
— Soyez comédienne, Maria, je ne vous en détourne plus. Jouez votre rôle dans les pièces eflroyables de maître Tampîcelli, et làcliez de sauver votre vertu des grilles de vos confrères tes cannibales. Est-ce que vous n-aves pas laissé à Bolzano quelque amoureux dont le souvenir puisse vous préserver des chutes?
NOUVELLES ITALIBXi>fBS.<
On a toujours des amonreux, répondit ia jeune fille ; mais mon cœur est libre et fier.
— Ne faites pas soi):;or Irop iiaul votre iiorlé, Maria. Dcfiez-vons de votre engouement pour le théâtre; défiez-vous du jeune premier de la troupe, de SCS phrases boursou liées, de ses métaphores 5 tout cela est du clinquant, comme sa toque et son manteau galonné. Craignez surtout cette familiarité de la vie errante qui engendre souvent un dérèglement lamentable*
^ La fille la mieux gardée, répondit Maria, est celle qui se garde clle-mùme. Il ne me f.iudra ni singe reconnaissant, ni lion terrible pour me défendre contre les cannibales des coulisses.
— Et que dira votre tante Susanna, qui est une sainte femme, lorsqu'elle apprendra que sa nièce court les foires avec des baladins ?
— Elle ne le saura pas. à moins que vous n'alliez exprès dans son village pour me dénoncer. L'essen* tiel est de ne rien faire de mal, et je vous répète que je suis de force à me défendre. Â côté de Teau de Cologne, il y a des petits couteaux dans ma boite ; mais je n^aurai pas besoin de m^en servir.
Une peinture de la vie italienne serait incomplète, si on en écartait absolument la silhouette de Tarent oflicienx qui prélève un misérable courtage sur la galanterie. Ce personnage obséquieux, inévitable, fabricateur inépuisable de mensonges et de fourberies, est un type éminemment méridional. Puisque
nous le re^ncontrons ici, accordoos-lui le passage ; lâclions, en rébaiidiant, d'oublier ce qiiMl a de repoussant pour l'enviiiagcr de son côlé comique, afin que ie lecteur nous pard nne de Tavoir mono on si mauvaise compagnie.
Dans l'instant où Maria exprimait sa ferme résolution de vivre sagement, une conspiratiou contre sa vertu se tramait à deux pas d^elle. Uo homme en redingote jaune offrait ses services là un jeune Américain, capitaine d'un navire marchand, et dont les yeux étaient oonslamment fixés sur la belle Tyrolienne. L'homme au sourire mielleux promettait monts et merveilles de son entremise, tout en appuyant sur les difficultés de la négociation. 11 lui £allaitdo temps, disait-il, et l'argent nécessaire pour se faire écouter de la petite marchande, en lui achetant quelques objets de par£amerie. Un écu suffirait à cette entrée de jeu ; pour peu que son Excellence consentit à ce léger ^ acrilice, le premier compliment serait porté séance tenante avec les précautions et rhabileté que réclamait une affaire si délicate, car on voyait bien que cette jeimcsse en était à son primo passo. L'Américain donna dans le piège et tira de sa poche un écu romain. Aussitôt Tamimssadeur vint accoster la jeune fille. Avec ce flair subtil qui distingue les gens de son métier, il reconnut tout de suite Tinnocenee sauvage d'une enfant des montagnes; c'est pourquoi il ne se hasarda point à i'eilaiouchcr inutilement. 11 prit un air
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mystérieux pour chuchoter de choses insignifiantes, et, quand il eut acheté un briquet de cinq baiocs, il retourna rendre connpte au seigneur étranger de ces heureux piéiiminaires. Le marin, qui était un homme ponctuel, demanda combien de temps il lui faudrait attendre, et riioninie répondit sans hésiter qu'à moins de mort subite 1 aÛaire serait certainement conclue le quatrième jour, à midi moins un quart.
Le personnage à la redingote jaune avait remarqué que je Técoutais d'une oreille. 11 vint s'asseoir prés de moL — Ces Anglais sont tous les mômes, me dit-il en haussant les épaules. Ils s*imaginent que tout doit plier à leur caprice, et si on avait la sottise de s'exposer à quelque désagrément pour les contenter, ils ne vous remercieraient pas. Quand iU vous ont donné d'avance un pauvre écu, et qu'on réclame ensuite la récompense de ses peines, ils vous répondent : Tutto è pagalo. C'est un mot qu41s apprennent dans leur pays avant de s'embarquer pour Titalie. J'ai oui dire qu'autrefois ils étaient généreux; à présent il n"y a que leur défiance qui soit égaie à leur avarice.
— Cette défiance, répondis-je, est impardonnable en effet, lorsqu'elle tombe sur un honnête homme comme vous , mais vous vous trompez : cet étranger est un Américain, et non un Anglais* Que comptezvous faire d*ici au quatrième jour, à midi moins un quart ?
— Ne m'occnper de cet Américain non plus que
du prêtre Jean des Indes.
Mais il vous interrogera sur ¥os démarches ?
— Eh bien ! jo loi répondrai en mettant la chose
à si haut prix, que son avarice me débarrassera de sa défiance.
Et sMl est plus prodigue que tous ne le snp«-
posez ? s'il consent à payer la sonrime fabuleuse que vous imaginerez ?
— Nous aurons le chapitre des contre-temps im-* prév,U8.
— Fort bien ^ mais s'il s'explique lui-même avec Maria, et s'il découvre que vous n'avez pas même parlé de lui à la jeune fille, le chapitre des coups de bâton pourrait faire suite à celui des contre* temps.
— Un mauvais quart d'heure est bientôt passé.
• — Vous avez réponse à tout.
— C'est que je suis philosophe. Un accident futur n'existe pas ; chaque heure suffit à sa tftche \ occupons-nous du prcsenL Au lieu de courir après le
> gibier du Tyrol, plaise à voire seigneurie d'observer que dans cette partie de TUalie sont les plus belles femmes du monde, et que, pendant ces quinze jours de fête, Tenvie de s'amuser, de se parer, leur tourne la tête. Je prie votre Excellence de daigner regarder ma carte.
- Sur un bout de papier à sucre, je lus ces mots grossièrement imprimés : Il vero Giuseppe^ camhi'