II PRÉFACE DU TRADUCTEUR
Ce n'est qu'en iSSg qu'il nous fut donné de lire et de goûter dans le texte allemand même ces premiers ouvrages de M. Kompert. Cette lecture nous causa un plaisir infini. Aussi, quoique fatigué encore à la suite d'un long travail d'un caractère plus grave et répondant plus particulièrement à nos études et à nos goûts professionnels, nous résolûmes néanmoins de mettre les charmants récits de M. Kompert à la portée de tout le monde. Nous en entreprîmes aussitôt la traduction. Elle fut menée à bonne fin la même année encore.
Notre presse, avec son indifférence proverbiale pour tout ce qui vient de l'étranger, n'accorda qu'une attention distraite aux Nouvelles de M. Kompert si remarquables qu'elles fussent. Quelques rares critiques seulement, espritsdistingués,appréciateurs intelligents et impartiaux des œuvres littéraires, d'où qu'elles viennent, appelèrent l'attention du public lettré sur les Scènes du Ghetto et les Juifs de Bohême et ils ne leur marchandèrent pas l'éloge *. C'était justice. Schlemiely Les enfants du Randar^ La vieille Babej Sans autorisation^ Trenderly Une enfant perdue^ sont, en effet, des récits d' u ne portée réelle, pleins
I. MM. Henri Lavoix dans \q Moniteur Universel^ Em. Deschanel dL2jï& les Débats^ Isidore Cahen dant le Temps et M. Em. Bèaussire, (aujourd'hui député de la Vendée,) dans le Courrier de la Vienne.