‹ Nouvelles juivesChapitre 6 sur 28 · VIII PRÉFACE DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE DU TRADUCTEUR

corriger, car son cœur heureusement vaut mieux que sa tête. Gitel, il faut bien le dire, n'est pas la seule à qui revienne la gloire de cette cure morale. Elle a trouvé sans qu'elle s'en soit doutée pourtant un puissant auxiliaire dans son fils losef. M"® Rosa Ebrenfeld qui avait été élevée comme toutes ses pareilles dan» une sainte horreur de la campagne et des campagnards, finit par renoncer à ce sot préjugé le )Our oti on lui a appris à apprécier et à goûter la vie des champs. losef^ plus encore que Gitel et le bon Feivel, a ramené la princesse dans la bonne voie. Il lui a expliqué pendant des journées entières les secrets de la nature, il Ta initiée à la beauté et à la pureté delà vie rustique. Rosalie Ehrenfeld — elle ne s'appelle plus du nom prétentieux de Rosa, — grâce aux levons de son jeune maître à la taille élancée, au teint basané, aux yeux bruns, grâce, disons-nous, à Tancien caporal qui s'est fait soldat laboureur, prend part maintenant aux moissons» aux semailles, aux fenaisons. Elle s'intéresse à tous les détails de la ferme, se mêle d'économie domestique et rurale. Quelle joie pour le vieux paysan et pour Texcellente Gitel quand ils voient la petite princesse devenue paysanne absolument comme la Princesse aux trois pois de la légende, parcourir la métairie, visiter les greniers, s'arrêter dans les granges emplies de blé et donner à manger de sa blanche main aux poules

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