PREFACE DU TRADUCTEUR UC
et aux canards accourant du fond de la basse-cour à sa voix et à sa vue I
On devine le reste. La princesse du Ghetto dont la santé est revenue comme par enchantement et qui est guérie aussi et pour toujours de ses préventions contre la campaghe et de ses mièvreries — sa maladie morale — épouse Tex-coporal losef, «le paysan». Mais avant de répouser elle a eu soin de Jeter dans le ruisseau du moulin toute une cargaison de fades romans qu'elle avait emportés à la campagne malgré la défense de son médecin. Elle a fait subir le même sort, bien entendu, à une certaine grammaire française et à un exemplaire du Tétémaque que maître Julius Arnsteiner lui avait récemment envoyés du fond de son Ghetto comme deux précieux vade mecum destinés à combattre les mauvaises influences de la vie paysanesque.
Ce n'est là qu'un pâle résumé de cette charmante idylle écrite évidemment par M. Kdmpert dans le dessein d'inspirer à ses coreligionnaires l'amour de la vie des champs et de se moquer, — castigat ridendo — de certaines éducations ridicules du Ghetto. Mais M. Kompert avec beaucoup d'habileté, nous l'avons déjà constaté, sait cacher la leçon sous le charme du récit. Ce récit de la princesse oti l'on ne perd jamais de vue, malgré son étendue, lefil conducteur de la pensée qui lui donne son unité, est d'une grande