‹ Nouvelles lecons sur la science du langage cours professe a l'institution royale de la Grande Bretagne en l'annee 1863 (volume 2)Chapitre 13 sur 44 · C. Les quantités · texte numérisé non relu

C. Les quantités

D. Les qualités.

E. Les actions.

F. Les relations.

Dans les classes comprises entre B et F nous reconnaissons sans peine les principaux prédicanients ou categories de la logique, ces cases dans lesquelles les anciens philosophes croyaient pouvoir ranger toutes les idées qui soient jamais entrées dans l’esprit humain. Dans la classe A nous trouvons des conceptions plus abstraites, telles que genre, cause, condition, etc.

Eu subdivisant ces six classes, Wilkins arrive à la Tin à donner quarante classes qui, selon lui, comprennent tout ce qui peut être connu ou imaginé, et par conséquent absolument tout ce qui peut solliciter une expression dans une langue quelconque, soit naturelle, soit artificielle. Pour commencer par le commencement, nous trouvons que ses notions transcendantes se rapportent soit aux choses, soit aux mots. Dans celles qui se rapportent aux choses, nous avons :

1. Les notions transcendantes générales, celles, par exemple, de genre, de de différences, de

fin, de moyen, de manière. Sous la notion de genre,

reiice » Wilkins entend deux des cinq Universaux, ainsi qu’on les appelle dans l'école. Sur les cinq sortes d’idées universelles, genres, especes, différences, propres, accidents, voir le chap. Vil de la ijigUfM de Port-Royal, lequel est emprunté au traité de Porphyre,

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DEUXIÈME LEÇON

nous trouverions celles A' être, de chose, de notion, de nom, de substance, ^'accident, etc. Sous la notion de cause, nous rencontrerions auteur, instrument, but , matière, etc.

II. Les notions transcendantes de relation mixte, celles, par exemple, de quantité générale, de quantité continue, de quantité discontinue, de qualité, du tout et de la partie. Sous la notion de quantité générale sont comprises celles de grandeur et de petitesse, à'excès et de défaut; sous la notion de quantité continue sont rangées celles de longueur, de largeur, de profondeur, etc.

III. Les relations transcendantes d’actions, telles que les notions A' action simple (mettre, prendre), A' action comparative (joindre, répéter). A' affaires (préparer, disposer, commencer), de commerce (livrer, payer, compter), de résultat (gagner, garder) , de mouvement (aller, conduire, rencontrer).

IV. Les notions transcendantes du ijvngage, comprenant tout ce dont traitent communément la grammaire et la logique, comme, par exemple, les idées de nom, de verbe, de particule, de jirose, de vers, de lettre, de syllogisme, de question. A' a formation , de négation, et beaucoup d’autres.

•Vprès ces notions générales qui composent les quatre premières classes, mais avant ce que nous appellerions les catégories, Wilkins admet deux cla.sses indépendantes de notions transcendantes, l’une pour Dieu, et l’autre pour le monde, attendu , dit-il , que ni l’une ni l’autre de ces notions ne constituent un prédicament, puisqu'on ne saurait ranger sous elles des espèces qui leur soient subordonnées.

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V. La cinquième classe comprend donc uniquement l’idée de Dieu.

VI. La sixième classe comprend le Monde ou l’univers, divisé en monde spirituel et monde matériel, et elle embrasse les notions A’esprit, éîamje, d’rfme, de ciel, de planète, de terre, etc.

Puis nous arrivons aux cinq catépones, subdivisées en trente-quatre genres subordonnés, lesquels, ajoutés aux six classes de notions transcendantes, font le total de quarante dont nous avons parlé tout à l’heure. Wilkins commence par la substance, dans laquelle il distinguo d’abord la substance inanimée, et à laquelle il donne le nom de

VII. Élément, lequel compose le septième genre, cl se divise en feu, air, eau et terre, qui se subdivisent, à leur tour, en un certain nombre d’espèces secondaires.

Puis vient la substance inanimée, divisée en substance râfféiatire et substance .sensitive, ilans la première desquelles l’auteur distingue la substance végétative imparfaite, comprenant, par exemple, \c%miniraui, et la substance végétative parfaite, comprenant les plantes. 11 subdivise ensuite la substance végétative imparfaite en

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