XX1J SOTICE SUR LA VIE
« beaucoup de son charme, et, en quelque sorte, « son but. Qu'en diva Burnouf? telle fut ma première « pensée, quand j'achevai le premier volume du Rig- « Véda. Et aujourd'hui que je finis le second volume, « soumis à son tour à l'appréciation de tant de savants a dont j'admire la science, et à l'amitié desquels <c j'attache un haut prix, mes pensées se reportent <r encore vers celui qui n'est plus au milieu de nous, « et je me demande, non sans tristesse, quel eût été « son jugement sur mon travail. »
Tel était le lien étroit qui a d'abord attaché M. Max Millier à la France, et que les années n'ont fait que resserrer, à mesure qu'ont augmenté ses relations d'amitié avec beaucoup des plus illustres représentants de la science française.
En i856, M. Max Mùller commença à publier à Leipsick une autre édition du Rig-Véda (i), sans le commentaire de Sâyana, mais avec le Rig-pràtisâkhya (a)-, ou traité de la phonétique et de la grammaire du Rig. La seconde livraison parut en 1857,
(1) Rig-Veda, oder die heiligen Lieder der Brahmanen, herausgegebenvon Max Mûller, mit einer Einleitung, Text und Uebersetzung des Prâtiéâkhya oder der âltesten Phonetik und Grammatik enthaltend, Erste Lieferûng. Leipzig, F.-A. Brockhaus, 1856. — Le Rig- Véda, ou les chants sacrés des Brahmanes, publiés par Max Mûller avec une introduction contenant le texte et la traduction du Prâtiéàkhya, ou du plus ancien traité de phonétique et grammaire, pre* mière livraison* Leipsick, F.-A. Brockhaus, 1856.
(2) Colebrooke, qui avait pu se procurer dans l'Inde les quatre Védas, les Brâhmanas et la plupart des Upanishads (qui sont des tran tés du même genre* mais d'un caractère moins sacré que les Brâhmanas), n'a pas eu entre les mains les Prâtiéâkhyas dont Roth a le premier démontré l'importance en 1845,
ET LES OUVRAGES DE M. MAX MtÎLLER. XXÎÎj
et cette publication fut alors interrompue;, mais elle a été reprise depuis, et la fin de ce travail est en ce moment sous presse. Dans la même année i856, un indianiste consommé, M. Adolphe Régnier, commença dans le Journal Asiatique de Paris la publication de ce même Prâtiéâkhya. Et lorsque ces deux savants se virent engagés dans un même chemin, faute d'avoir connu au préalable leurs intentions réciproques, ce fut entre eux une lutte de courtoisie, à qui se retirerait devant l'autre.
Avant la publication du premier volume du Rig- Véda, M. Max Mûller s'était déjà fait connaître du public anglais. V Association britannique pour l'avancement de la science s'était réunie, en 1847, * Oxford, et devant elle M. Max Mûller lut son Essai sur le bengali et ses rapports avec les langues aryennes, lequel a été publié dans les Mémoires de cette Association (1).
Dans la séance du a 5 octobre 1849, l'Institut de France accorda le prix Volney au manuscrit de M. Max Mûller intitulé « De la philologie comparée des langues indo-européennes dans ses rapports avec la civilisation primitive de l'humanité » (a). Cet essai, encore inédit, est écrit en anglais. L'auteur, disait en terminant le rapport qui lui décernait le prix, mettant à profit ses études sur les Védas et sa connaissance de la phi- Ci) Essay on Bengalee and its relation to the Aryan Languages. {Transactions of the BrttUh Association in 1847.)
(2) On the comparative philology of the Indo-European languages in its bearing on the early civilisation of mankind.