XXXIV NOTICE SUR LA VIE
Ses travaux sur les langues touraniennes nous montrent avec quel soin il a cherché à fixer les caractères les plus marquants des nombreux idiomes parlés par les tribus nomades de l'Asie ; et nous pouvons ajouter qu'il ne se publie pas d'ouvrages, écrits par les missionnaires et les voyageurs sur les langues des peuplades les moins connues , qu'il ne les parcoure de l'œil le plus attentif; parce qu'il sait que quand même il n'y découvrirait aucune grande loi de la science du langage qui n'ait déjà été révélée par l'examen des langues les plus cultivées, il ne peut manquer de trouver dans ces idiomes barbares de précieuses analogies pour confirmer des lois encore imparfaitement établies, ou pour éclairer des points encore obscurs.
En i865 M. Max Mùller a été nommé conservateur des manuscrits orientaux à la bibliothèque bodléienne à laquelle il était attaché depuis l'année i856. Ces nouvelles fonctions n'ont pas arrêté le cours de ses travaux. Il a publié des Manuels pour F étude du sanscrit (i865), une Grammaire sanscrite (1866), une édition de Y Hitôpadeéa, avec la transcription en caractères latins, une traduction interlinéaire et des notes grammaticales , et il prépare en ce moment une traduction anglaise d'un choix des hymnes du Rig-Véda. Ce travail sera une précieuse acquisition pour la science, car on sait combien laissent à désirer la traduction de Langlois et celle de Wilson lui-même.
En cette année (1867), il a publié à Leipsick la seconde édition d'une nouvelle, écrite avec une exquise