ET LES OUVRAGES DE M. MAX MÙLLER. XXXV
délicatesse , et intitulée : Un amour allemand. Extrait des papiers d'un étranger (1).
Nous nous sommes efforcé de donner une liste exacte des écrits de M. Max Mùller; mais pour que cette liste fut complète, il nous faudrait encore énumérer ici les nombreux articles qu'il a fournis à diverses revues et à divers journaux littéraires de l'Allemagne et de l'Angleterre, et en particulier au Journal de Kuhn.
Il est à peine besoin de dire que M. Max Mùller est membre des principales sociétés savantes de l'Europe, dont il serait trop long de citer même les noms ici. Nous dirons seulement que quand il fut élu un des sept Academici stranieri de l'Académie royale des sciences de Turin, les six autres académiciens étaient MM. Boeckh, Thiers, Cousin, de Barante, Grote et Mommsen.
Nous sera-t-il permis d'ajouter, en terminant, que l'auteur de tant d'importants travaux est en même temps l'homme le plus affable et au plus large cœur? Il reste toujours, malgré l'éloignement, le fils dévoué de l'Allemagne, qui ne voit pas sans orgueil ses triomphes sur une terre étrangère. Il est attaché par les plus tendres affections à l'Angleterre, où il vit entouré de la considération publique. Il éprouve les plus vives sympathies pour la France, qu'il visite souvent, et où il compte de si nombreux amis.
({) Deutsche Liebe. Ausden Papieren eines Fremdlings, (2 Auflage, Leipzig, 4867.)
XXXVj NOTICE SUR LA VIE ET LES OUVRAGES DE M. MAX M0LLER.
Et maintenant, au moment de publier la traduction française de co?s Nouvelles Leçons, faite par M. Perrot et par moi avec la plus scrupuleuse fidélité, il me serait doux d'espérer qu'elle pourra contribuer, en une humble mesure, à faire connaître M. Max Mùller sur cette noble terre de France, ma seconde patrie, non moins chère que la première : Eam patriam ducimus, ubi nati, et illam, quâ excepti sumus (i).
Orléans, le 24 mai 1867.
G. Harius.
(1) Cic De legibus, 11,5.