‹ NouvellesChapitre 5 sur 38 · LA VILLA MARATIGLIOSA. II · texte numérisé non relu

LA VILLA MARATIGLIOSA. II

u J'oublie de te dire une chose, ajouta Biaise avant de terminer cette première partie de son récit : le comte de Frontifero portait un habit de velours rouge. »

Moi, j'ai oublié d'en dire une autre bien plus importante au lecteur. Biaise avait soixante mille livres de rente. Il peignait par goiit et non par nécessité.

E me logeai, comme je te Pai dit, à l'hôtel de Brutus sacrifiant ses fils.

Il n'était pas des plus élégants ; mais de mes croisées j'apercevais la villa maravig-liosa, et cet avantage valait bien le plus fastueux mobilier du monde. Ensuite, rien ne m'était facile comme de me figurer que le Dominiquin avait occupé ma chambre, et que je me servais du pot à eau de Paul Véronèse. Mon aubergiste n'était pas un homme à égorger ma chimère avec son couteau de cuisinfi. Au contraire ; si bien que, lorsqu'il m'arrivait de lui dire : « Signor Policastro, ne serait-ce pas chez vous que Bramante, se trouvant dans l'impossibilité de payer un plat de haricots à un de vos aïeux fort âpre à l'endroit de la carte, dessina sur le mur le portrait de ce plat' et de ces haricots, et s'acquitta de cette manière pittoresque ?

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