‹ Nouvelles lettres de femmesChapitre 21 sur 30 · LE TRAIT D L MON 2 IÇ · texte numérisé non relu

LE TRAIT D L MON 2 IÇ

Comtesse oVoérminges à mademoiselle Sivry,

C'est convenu, mademoiselle. La première renseignée de nous deux renseignera l'autre. De mon coté, jusqu'à présent, toujours rien.

T.-S. — Merci d'avoir guidé le choix du comte chez Fontana. Le papillon est charmant, d'un goût parfait.

(Mademoiselle Sivry d madame d'eirmin

Lu

Mad

1 /abord, tranquillisez-vous. Le c i re-

trouvé. Tandis que OUS inquiétions de

sa santé et de son sort, il nous trompait. simplement. Mais la Providence l'a puni. \ n deux m<

Vendredi >ir,envous quittant. M. d'Arminges

ne s'est point rendu au cercle. Il a été retrouver un de ses amis, M. Jules Clair, agent de change, lequel l'a emmené... à Bellevue, — oui, madame, à Bellevue, près Paris. Là, sur la lisière des bois, il y a une villa sans grande apparence, et, dans la villa, une dame étrangère, Espagnole, dit-on, et deux jeunes filles, — ses filles, dit-elle. Toutes trois accueillent fort bien les Parisiens, surtout ceux qui sont riches et bien nés, comme M.. d'Arminges. Je ne sais quel genre de distraction on avait offert aux deux amis, quand le comte fut subitement pris d'un des accès que vous redoutiez. Épouvante des maîtresses de la maison, embarras de Jules Clair,qui n'avait pas la conscience tranquille. On mande un médecin, qui dit: « Rien à faire... Veiller et attendre. » Fort bien. Jules Clair n'ose pas écrire chez vous; il reste fidèlement près de son ami, espérant toujours que celui-ci va reprendre ses sens... Mais les jours passent. Le pauvre agent de change, affolé, entrevoit les conséquences de l'aventure, vos inquiétudes, la police dans l'affaire... Et, bien inspiré cette fois, il m'écrit et me raconte tout.

Page 1