LE TRAIT D
... Voilà, madame la comte maintenant autant que moi. le devine que \ premier mouvement sera de courir a Bellevue, chez les Espagnoles. Voulez-vous me permettre de vous donner un avis respectueux? N'y aile/ pas; laissez-moi ce soin. Il ne vous convient pas de vous compromettre la: c'est un monde que, malheureusement pour moi, je connais mieux que vous. Je sais le langage qu'il faut y parler: l'affaire, croyez-moi, sera rapidement et sûrement menée. Autre avantage que je vois a votre abstention : quand j'aurai tait reconduire le comte chez vous, vous pourrez sembler ignorer son aventure et affecter de croire qu'il s'est trouvé souffrant chez moi, tout simplement: il me parait que ce sera plus commode pour vous et pour lui.
J'attemi 1res, bien entendu, et vous
prie d'agréer, madame, l'assurance de mes sentiments respectueux.
Zabei v
Comtesse d'cArminges à mademoiselle Sivry (Télégramme).
Vous avez parfaitement raison, mademoiselle. Je remets tout entre vos mains et vous remercie. Votre dévouée,
Comtesse d'ARMiNGES.
Comtesse d'oArminges à mademoiselle Sivry.
£\Cardi matin.
Tout va bien. Le comte, après quelques heures passées dans sa chambre, et grâce aux soins de son médecin habituel, a repris ses sens. Il est debout et a déjà mangé ce matin, un peu penaud de son aventure. Mais j'ai été bonne et n'ai fait aucune allusion à Bellevue ni aux Espagnoles.