CONCILIATION
Heureusement que je n'ai pas ma robe,
jjM[ civous vaudrait
de prison, belle dame.
\ i lictâmes sur ce mot, pas trop A-
i'un contre l'autre, tout Je même, lui, parce que la plus menue galanterie, je crois, suffit à son tempérament de quinquagénaire, moi, y qu'il m'avait gentiment parlé de Paul, m'en dit ce que chaque jour j'avais envie de m'en dire à moi-même, et je n'osais. Rue de Yarenne, je reinette qui 'mette ravie de vivre parmi des femmes qui, par état, diraient du mal des m.ins.
— Eh bien, me demanda-t-elle, 1' bien?
Je L'c nent.
i tranquille. Tu m'ei >urs
contre Paul. C
tion. Je te prie de ne plus me dire du mil de mon mari, cela m'<
-- Bien, répliqua-t-ell Luiei
ntrer les mécll ,:nmc
du poison à la pointe d'une aiguille. Bien. Va le retrouver. Tu sais ou il doit être en ce moment, 5^, rue Bassano... Vous prendrez une tasse de thé en famille, avec Mlîe Henriette de Conti.
Henriette de Conti! C'était vrai, pourtant! Elle existait, cette horrible femme (si jolie, j'ai vu son portrait!), et sans doute Paul, libre maintenant, ne la quittait plus.
— Tu as raison, répondis-je à Annette, je veux divorcer.
Et je m'en allai pleurer dans ma chambre. Tout de même, j'avais beau m'entraîner contre Paul, je ne retrouvais plus mon indignation d'avant. Ma conscience me disait : « Tu n'as plus tant de droits à faire l'indignée. »
— Après tout, Paul et moi, nous sommes quittes!
Nous étions quittes en effet; même il me semblait que j'avais déjà, sur mon mari, pris un peu d'avance.
N'importe. Quand, trois jours plus tard, je fus appelée en « conciliation », quand je montai en voiture, accompagnée d'Annette, pour me rendre