‹ Nouvelles lettres de la reine de NavarreChapitre 137 sur 154 · II · texte numérisé non relu

II

le plus grant contentement aux affaires où je voy le mary que vous m’avez donné , c’est que je ne vis oncques ung plus loyal ny affecsionné serviteur qu’il vous est, ny qui sente mieux la joye et l’ennuy de vostre fortune que Dieu veuille tousjours augmenter, en vous donnant longue et bonne santé. Vous suppliant, Monseigneur, que quant vous aimez la conclusion de la desirée paix, négociée par vostre fidèle et heureux admirai ', il vous plese nous en faire part, coume à ceux qui vivent de vostre vie, laquelle vous avez donnée au cardinal d’Armaignac, qui a esté à la mort, abandonné des médecins. Mais quant il sçeut, non seulement le bien que vous luy aviez fait d’Aulbrac, mais des bons propous qu’il vous a pieu tenir de luy, avecques vostre prompte libéralité , ce bien et honneur l’a ramené à la vie , avecques ung double cueur de l’employer à vostre service; dont avecques luy vous mercie très humblement

Vostre très humble et très obéissante subjecte et mignonne Marguerite.

[Ma. n» 61. ]

1 D’Annebault. Il se rendit à Ardres, près de Boulogne, arec M. Raymond, premier président de Rouen. L’amiral anglais, milord Dudley, depuis duc de Norfolck , vint à Gaines, et la paix fut signée dans un lieu intermédiaire, le 7 juin i546. ( Rima , XV, 98 .) Yoyeien les conditions dans du Bellay (ann. i545, fol. 549, ^ , édit, in-fol.)

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