C. de Cavour
4 septembre 1849.
Mon cher ami.
Je réponds deux mots, à la hâte, à votre lettre de hier.
Je consens à payer les sacs à Baldoino, toutes les autres conditions du contrat demeurant les mêmes. De plus, si je prends 450 tonnes, il me faut au moins quatre mois pour les lever, et encore, passé ce terme, je veux avoir le droit de les garder pendant 2 autres mois, en payant un loyer.
(1) Le professeur Pescatore, dans la séance du 29 août, proposa à la Chambre de nommer, outre les 2 Commissions permanentes de finances et d'agriculture et commerce, une 3e Commission, chargée de régler Tordre dans lequel les propositions faites à la Chambre, devraient être discutées et de les étudier ayant de les convertir en projet. Cette proposition, appuyée par les députés Jacquiez, Chiarle, Cavour, Buniva, etc., fut vivement combattue par le Ministre de l'intérieur, Pinelli, qui s'opposait à ce qu'elle fût même prise en considération; mais la prise en considération fut votée par une forte majorité.
Je me recommande pour les 15,000 Ml. de Casanova.
Votre beau-frère arrivera mercredi à Gênes, car j'ai déjà retenu pour son compte la place du coupé de mardi.
Mr Bona m'a dit vous avoir écrit que Thompson pouvait tirer jusqu'à la concurrence de 300,000 francs; seulement, en ayant soin d'échelonner ses traites de 50,000 francs, de 10 en 10, ou de 15 en 15 jours.
Adieu, mille amitiés.