C. DE CàVOUR
un désintéressement qui l'honore, ne voulut pas que ses frères, qui étaient banquiers a Turin, fussent les agents de Rothschild dans cette circonstance, et il l'adressa au banquier Bolmida, qui dut à cette circonstance une grande partie de sa fortune (Chiala, I, p. 564). — Massimo d'Âzeglio raconte que, se trouvant sans fonds au trésor, Nigra prit un jour 400 mille francs chez ses frères, paya toutes les échéances et sauva la situation.
(1) Le 20 octobre il fut, en effet, remplacé au ministère de l'intérieur par l'avocat Philippe Galvagno.
30 septembre 1849.
La Chambre a renvoyé à aujourd'hui le vote des millions. Nigra obtiendra à peu près ce qu'il veut (1).
Je dîne avec Rothschild chez Nigra; je vous manderai demain, le résultat de cette réunion.
Je vous renouvelle l'instance de venir à Turin nous entendre sur les affaires de l'emprunt ; votre présence ici pourra être avantageuse. D'ailleurs, il faut que vous veniez chercher votre femme.
Bombrini est ici; la fusion est opérée et il me paraît plus en train que nous, de la mettre en exécution. Adieu, j'espère que je puis vous dire au revoir.