‹ Nouvelles lettres inéditesChapitre 65 sur 110 · C. DE CàVOUR · texte numérisé non relu

C. DE CàVOUR

28 juillet 1851.

Mon cher ami,

La nouvelle de la mort de Mr G. Odier (1), m'a profondément affligé. Mr Odier était un ancien ami de mon ère, et il a toujours été plein de bonté pour moi. Dans es dernières circonstances , il a rendu de véritables services à notre pays. C'est une perte pour nous, une perte pour Paris, qui ne compte guère d'hommes aussi distingués et animés de sentiments aussi élevés que Mr votre beau-frère.

(1) Mr Gabriel Odier, banquier à Taris, beau-frère de Mr Emile de la Me.

Je vous prie d'exprimer à Madame Odier mes profonds regrets et ma bien vive sympathie pour son malheur.

Je comprends que vous prolongiez votre séjour à Paris, dans cette circonstance, et que vous restiez quelque temps auprès de votre sœur, à qui vous devez être d'un grand secours.

Mr Hambro vous croit de retour, car il vous a adressé deux lettres à mon adresse.

D'après votre autorisation, je les ai ouvertes. Ce Monsieur Hambro est le phénix des banquiers, c'est un homme excellent; je comprends qu'il ait fait la conquête de Revel. Je l'aime comme un ami. Par égard pour Revel, je ne lui ai pas encore écrit directement, mais je vais le faire pour lui exprimer toute ma reconnaissance et ma satisfaction pour la manière dont il a conduit nos affaires.

Pensez à l'affaire des Docks, nous la traiterons à votre retour.

Adieu, mille amitiés.

Camille de Càvour.

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