C. de Càtotjr
PS. Golzio est allé voir les bois de Pérouse. Ayant de serrer le contrat, il a cru prudent de faire procéder à une estimation rigoureuse des plantes de la forêt.
Lxxxvm.
4 juin 1847.
Mon cher Emile,
J'ai le plaisir de vous annoncer que le bon M... a reçu ce matin, l'avis officiel que sa soumission était acceptée. Le contrat sera signé vendredi matin, à dix heures. J'ai déjà envoyé à l'Azienda, votre procuration pour qu'on pût l'insérer dans l'acte. M... ira vous trouver la semaine prochaine. Il est fort content, car S... avait fait un rabais de 100,000 francs, au dessous de ses prix.
Préparez-vous à bien mener cette affaire, qui, j'espère, nous en amènera d'autres.
Adieu, n'oubliez pas mes billets.
Tout à vous C. de Cavour.
9 juin 1847.
Mon cher ami,
J'ai reçu ce matin, les deux lettres particulières de votre Maison et votre lettre particulière du 7. J'ai de suite envoyé communiquer à M... celle qui le regarde. Je l'aurais portée moi-même, si je n'avais été retenu à la maison par une suite de visiteurs. Il paraît que c'est S... qui a pro-
posé San Pîer d'Arena (1), ce qui, dès le premier abord, m'a fait l'effet d'être complètement absurde.
M... partira sans faute dimanche et passera ainsi encore quelques jours avec vous.
Je vous remercie de vos détails sur les soufres. Je vais les communiquer à Rossi et Schiaparelli. Les nouvelles bâtisses sont fort avancées. Cela sera fort beau. Je pense qu'à la fin de ce mois, tout sera en pleine activité.
Baldoino a fait offrir à Verceil son chargement de guano. J'en ai été prévenu par ceux qui font dans cet article. Tous m'ont assuré qu'ils ne nous feraient pas de concurrence.
L'effet de cet engrais a été merveilleux cette année. Il n'y a eu que les prairies guanées qui ayent donné d'abondants produits.
La pluie a fait un bien énorme à la campagne. Les maïs ;sont sauvés et les blés mûriront bien. Toutefois, la récolte de cette céréale ne sera pas abondante, vous pouvez en être certain. Grâce aux circonstances favorables au milieu desquelles elle s'est développée depuis deux mois, elle sera médiocre.
Nous allons aujourd'hui, Golzio, Bignon et moi, porter au Eoi notre philippique contre Desambrois. Pampara, tout premier écuyer qu'il est, l'a signée. Cela amènera une crise; •ou l'on nons enverra promener, ou l'on finira par nous accorder ce que nous demandons.
J'ai répondu à la dernière lettre de Rével sur la Banque, en insistant pour avoir la moitié des actions. Demain, il y aura une réunion pour approuver cette réponse, rédigée au nom de tous les intéressés.
J'attends la réponse de M... pour fermer ma lettre.
Adieu, mille amitiés.