C. Cavour
(1) u Le ministère est depuis longtemps convaincu que pour faire sortir le Roi de l'état d'abattement, où l'ont plongé les malheurs qui l'ont accablé, U serait utile de le décider à faire un voyage en Franee et en Angleterre » (Lettre du comte de Cavour au marquis E. (VAzeglio,
33 — Bbbt. Ltttres de C. Cavour.
Mon cher ami,
CCCCVHI.
31 oetobre 1855.
Je n'ai aucune difficulté à attendre que tous ayez reçu la réponse définitive d'Hambro, pour tous écrire, ainsi qu'à lui, les lettres que nous aurons entendues.
Pour éviter toute méprise, il serait peut-être utile que vous vinssiez faire une course à Turin. Pour être sûr de me trouver, venez dîner avec nous.
Adieu, à la hâte.
Tout à vous C. Cavour.
Tarin, 2 novembre 1855.
Mon cher ami,
La Banque s'est décidée à changer les billets en or, et ne reviendra plus sur cette décision. H ne faut, cependant pas se dissimuler que cette mesure, qui aurait dû être adoptée il y'a six mois, ne la place maintenant dans une
ambassadeur à Londres, 3 juin 1856 — N. Biahohi, Politique du comte Cavour, pag. 76 et 77). La mort (12 janvier 1855) de la reine Marie Thérèse, mère de Victor-Emmanuel, celle de la reine Marie-Adélaïde, son éponse (21 janvier) et celle dn duc de Gênés, son frère (12 février 1855), survenues à si pen d'intervalle l'une de l'antre, avaient plongé le Roi dans nn douloureux abattement. Le parti rétrograde voyait dans ce double deuil un châtiment de Dieu, pour les lois impies (couvents, etc.) que le Roi avait signées.
position difficile. Le gouvernement doit l'aider à surmonter la crise qui la menace.
Bombrini est venu me parler; j'ai eu avec lui une entrevue à laquelle a assisté Bolmida, arrivé dans la journée, de Paris. H est maintenant, indispensable que nous causions ensemble. Si vous pouviez venir lundi, je vous en serais reconnaissant, arrangez-vous pour avoir le temps de voir Bolmida.
Bolmida revient peu édifié du personnel de la Bourse de Paris. H ne me paraît pas inquiet sur la position de cette place, il a surtout une confiance illimitée dans les ressources du Grand Baron.
Dimanche je vais à Pallanza.
Croyez, mon cher ami, à mes sentiments dévoués.