PS) DA
Il est d'ailleurs remarquable que laddition d’acétate mercurique bloque également la formation d’acétaldéhyde à partir de l'acide glycérique provenant de la désamination de la sérine. En revanche, des essais faits en partant de l’alanine, nous ont montré que lacide lactique provenant de ce dernier acide aminé donnait quantitativement de l’acétaldéhyde aussi bien en présence qu’en absence d’acétate mercurique, quelle que soit d’ailleurs la concentration en SO,Mn (2 ou 4 %) et la durée de loxydation (20 ou 70 minutes) (tableaux IV, V, VT, VII, VII et IX) (1).
b) OBTENTION QUANTITATIVE D'ACÉTALDÉHYDE A PARTIR DE L'ENSEMBLE ALANINE + SÉRINE +ACIDE ASPARTIQUE.
Il ressort de la discussion précédente que pour obtenir un rendement suffisamment quantitatif en acétaldéhyde à partir de la sérine et de l’acide aspartique, il suffit d'augmenter la concentration en SO Mn (2 ou 4 %) et la durée
de l’oxydation par le permanganate pendant 60 à 70 minutes.
C) DOSAGE DE L’ACÉTALDÉHYDE.
Nous avons vu l’importance du dosage de l’acétaldéhyde au moyen d’une réaction spécifique de cet aldéhyde. Notre choix s’est porté sur la réaction qu’il donne lorsque, même très dilué, on le traite par une solution de nitroprussiate en présence de pipérazine ; on sait que cette réaction provoque la formation d’une coloration bleu-violet ; cette réaction colorimétrique appelle plusieurs remarques :
1° Elle est suffisamment spécifique de l’acétaldéhyde ; en effet, parmi tous les aldéhydes autres que l’acétaldéhyde, seul le propionaldéhyde est susceptible de la donner ; mais la sensibilité de la réaction vis-àvis de cet aldéhyde est trop faible pour gêner en quoi que ce soit le
() Il est évident que l’emploi d’acétate mercurique permet également le dosage de l'acide lactique et de l'acide malique en présence l’un de l’autre.
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dosage de l’acétaldéhyde dans les conditions expérimentales réalisées ici ; en effet, les limites de la sensibilité de la réaction au nitroprussiate et à la pipérazine correspondent à des dilutions de 1/50.000 pour l’acétaldéhyde et de 1/1000 pour le propionaldéhyde.
2° La coloration bleue produite par la réaction en question présente l'inconvénient d’être fugace, évoluant assez rapidement en fonction du temps ; aussi les mesures colorimétriques nécessitent-elles quelques précautions : ayant fait choix d’une longueur d’onde convenable, bien définie (ici :=5600 À), on doit suivre quantitativement les variations, en fonction du temps, de son absorption (densité) par la solution colorée ; on obtient ainsi une courbe présentant un maximum, ce dernier apparaissant au bout de 2 à 3 minutes et se maintenant constant pendant environ 2 minutes. C’est cette valeur d’absorption maxima qui, traduite en densité, est comparée avec la courbe étalon construite à partir des chiffres du tableau I.
Les tableaux VI, VII et VIII montrent comment la spécificité du dosage colorimétrique de l’acétaldéhyde permet la détermination quantitative de l’alanine et de 1£ sommt sérinc+acide aspartique dans des mélanges d’acides aminés.