TABLEAU III
Production d’acétaldéhyde à partir de l'acide glycérique provenant de la désamination de la sérine.
Le poids de sérine traitée est dans tous les cas de 6,6 mg. correspondant à 12,6 cc. de la solution 1 0,01 N.
Le volume de la solution à oxyder est de 50 cc. y compris la solution de SO,Mn.
Durée de ; l'oxydation ARE cc. 10,01 N % de la quantité par MnO4K E trouvés théorique (minutes) J 25,0 O,Ù 0,3 2,4 25,0 10,0 9,0 71,0 65,0 10,0 11,4 90,0
DE À Poe
En ce qui concerne l’acide aspartique, les chiffres du tableau II montrent que si son aptitude à donner de laldéhyde acétique est fortement diminuée en l’absence de SO,Mn, elle n’en reste pas moins très notable. La suppression pure et simple de SO,Mn dans la réaction d’oxydation des hydroxyacides ne suffit donc pas à éliminer l’acide aspartique comme générateur d’acétaldéhyde, ni par conséquent à assurer au dosage de l’alanine la spécificité voulue.
C’est en nous basant sur les résultats obtenus par G. Denigès [7] que nous sommes arrivés à la technique permettant de supprimer la formation d’acétaldéhyde à partir de l'acide aspartique et de la sérine. D’après Denigès, en effet, l’acide malique, traité à chaud par une quantité suffisante de MnO,K, donne lieu à la formation d’acétaldéhyde, accompagnée par un dégagement de CO, ; c’est là une réaction brutale ; mais si on ajoute à la solution d'acide malique du permanganate, avec précaution et en quantité convenable, on remarque que la décoloration du réactif se fait sans dégagement notable de CO, : l'acide malique est simplement oxydé à l’état d’acide oxalacétique. Or ce dernier acide donne avec l’acétate mercurique une combinaison insoluble à chaud ; il en résulte que si on ajoute à une solution d’acide malique très étendue, le dixième de son volume d’une solution d’acétate mercurique (à 5 g. de (CH,COO), Hg et 1 cc. d’acide acétique pur pour 100) que l’on porte à l’ébullition et que l’on ajoute goutte à goutte du permanganate à 2 %, il apparaît dès les premières gouttes un précipité blanc formé par la combinaison mercurielle de lacide oxalacétique provenant de l’oxydation de l’acide malique ; cette combinaison mercurielle ne donne plus d’acétaldéhyde. C’est ainsi qu’en présence d’acétate mercurique, l’acide malique, provenant de l’acide aspartique par désamination, ne donne plus qu’une quantité négligeable d’acétaldéhyde (tableaux IV, V et X).