‹ Nouvelles méthodes de dosage spécifique de quelques acides aminés: Alanine, valine, leucine, sérine et acide aspartiqueChapitre 6 sur 45 · TABLEAU I · texte numérisé non relu

TABLEAU I

Etablissement de la courbe étalon pour le dosage colorimétrique de l’'acétaldéhyde. Les densités mesurées sous une épaisseur de 1 cm. correspondent à—5.600 À.

Désignation arr #. un Acétaldéhyde ee des tubes a ce. mé.

témoin 0 6 0 (d—0,51)

a) OBTENTION QUANTITATIVE D'ACÉTALDÉHYDE A PARTIR DE L'ACIDE LACTIQUE SEUL : DOSAGE DE L’ALANINE SEULE.

Il convient de discuter tout d’abord les conditions dans lesquelles l’on doit opérer pour assurer à la méthode de

Id 2

dosage en question toute sa spécificité vis-à-vis de l’alanine.

Nous avons constaté en premier lieu que la méthode de Friedemann et Kendall, telle qu’elle est décrite par ces auteurs, n’est nullement spécifique de l’alanine : c’est ce que montre la première partie du tableau II dont les chiffres correspondent à des résultats obtenus, en présence de SO,Mn, dans les conditions exactes prescrites par les auteurs américains. On voit, d’après ces chiffres, que non seulement l’alanine, mais aussi la sérine, l’acide aspartique, la valine, la leucine, donnent des quantités d’aldéhydes très importantes ; et que l’acide glutamique, le glycocolle, et même des acides aminés comme la tyrosine et le tryptophane, fournissent des aldéhydes en proportions non négligeables. Parmi cet ensemble d’acides aminés fournissant des aldéhydes, on doit distinguer ceux qui, comme la valine, la leucine, etc, fournissent des aldéhydes différents de l’acétaldéhyde, des trois acides aminés : alanine, sérine et acide aspartique, qui donnent de l'acétaldéhyde facilement reconnaissable par sa réaction avec le nitroprussiate et la pipérazine. En effectuant le dosage de l’acétaldéhyde, non plus par la méthode au bisulfite, mais par colorimétrie, en utilisant précisément cette réaction au nitroprussiate, on augmente donc la spécificité de la méthode, en éliminant du dosage tous les acides aminés autres que les trois dont il vient d’être question. Il restait à tenter le dosage séparé de chacun d’eux ; en ce qui concerne l'élimination de la sérine, un travail de C. Neuberg [6] nous a conduits à une observation intéressante : cet auteur a signalé, en effet, que la sérine est transformée en acétaldéhyde lorsqu'elle est traitée par HO, en présence de sels ferriques ; nous avons comparé cette réaction avec l'oxydation par le permanganate, de l’acide glycérique provenant de la désamination de la sérine, oxydation faite en présence de SO Mn, et avons supposé que l’absence de SO,Mn agissant en

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catalyseur, empêcherait la formation d’acétaldéhyde au cours de cette réaction. L’expérience vérifie pleinement la justesse de cette hypothèse comme on peut le voir dans la deuxième partie du tableau II, dont les chiffres correspondent à des résultats obtenus en l’absence de SO, Mn, les autres conditions expérimentales restant les mêmes.

Inversement, en augmentant la concentration en SO,Mn, l’on améliore la formation d’acétaldéhyde à partir de la sérine, en atteignant un rendement de 90 % ; une amélioration du rendement en aldéhyde peut être obtenue également en augmentant la durée de l’oxydation sans augmenter la concentration en SO,Mn; en augmentant simultanément la concentration en sulfate de manganèse et la durée de l'oxydation (60 à 70 minutes), on obtient un rendement de 93 à 95 %, dans la production d’acétaldéhyde à partir de la sérine (tableau II).

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