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FAITS ET PIÈCES A L APPUI

pressions auxquelles il avait été soumis pendant de longues années.

Le résultat physiologique actuel est néanmoins bien supérieur au résultat physique dont je donne ici la preuve.

Pendant un an le malade n'a cessé de faire usage de ses appareils de mouvement matin et soir, et toujours il a maintenu par des tuteurs la bonne direction de son pied. Aussi, il marche depuis huit mois avec autant de fermeté et pendant aussi longtemps que s'il n'avait jamais éprouvé la moindre lésion.

Cet exemple est tellement frappant qu'il me dispense d'en faire connaître d'autres en ce qui regarde le pied. Mais pour établir les propositions générales que j'ai émises, j'ai besoin de citer des faits appartenant à des difformités du genou et de la hanche.

Dans ce but, je fais passer sous vos yeux des photographies représentant les malades avant et après leur traitement. J'ai eu soin de lier ces photographies de manière à ce que les deux états que je veux comparer soient en présence l'un de l'autre.

La première photographie représente deux genoux en dedans chez un adulte ; la seconde, une tumeur blanche du genou avec flexion, abduction et luxation delà jambe en arrière; la troisième, une coxalgie avec raccourcissement.

Les photographies faites après le traitement vous montrent que les malades ont recouvré la rectitude

de leurs membres, ou que, s'il reste quelques traces de leurs déformations, ces traces sont peu perceptibles.

M. Flourens, Secrétaire perpétuel :

« Ce n'est pas la première fois que je constate les résultats remarquables obtenus par M. Bonnet. J'ai vu un jeune homme de 15 ans qui lui a été confié il y a un an environ : son pied était tourné en dehors ; la malléole interne faisait en dedans une saillie si considérable, que l'on pouvait croire à une luxation du tibia. J'ai vu l'enfant il y a quelques mois : le redressement de son pied est parfait.

M. Bonnet : Je n'ai pas mentionné ce fait dans l'exposition que je viens de faire, afin de ne pas fatiguer l'attention de l'Académie par des détails trop multipliés. Mais puisque M. Flourens veut bien vous entretenir de la cure que j'ai obtenue sur un malade qu'il m'avait fait l'honneur de me confier, je vais faire passer sous vos yeux les moules de ce pied, pris avant et après le traitement. Vous voyez sur le premier raoule une difformité inverse de celle que je vous ai montrée précédemment ; et sur le second, la preuve du redressement obtenu. Ici, le rétablissement de la marche a laissé quelque chose à désirer, parce que la difformité était compliquée de paralysie, et que, malgré les moyens dirigés contre cette complication, la faiblesse musculaire a persisté ^ en partie.

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