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ÉTUDE EXPÉRIMENTALE

Elle a été réalisée par les Docteurs P. Durand, P. Giroud, E. Larrivé et A. Mestrallet à partir du sang de

plusieurs malades.

Etude expérimentale chez l’homme

Ils ont pu étudier la maladie expérimentale chez l’homme en utilisant la pseudo-typho-méningite de Bouchet comme méthode de pyrétothérapie de certains troubles mentaux, vue sa constante bégninité, tout comme on utilise dans ce même but certaines méningites aseptiques provoquées.

La courbe thermique est plus ou moins variable en plateau ou en pyramide. La phase de rémission fait quelquefois défaut. La durée de la maladie ainsi provoquée est en moyenne de 9 jours, mais varie pour certains cas entre 3 et 21 jours.

La phase intestinale n’a jamais fait défaut : diarrhée, météorisme ont été constants, éruption, cyanose et surtout conjonctivite très fréquente, ainsi que la tendance

hémorragique.

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Par contre la phase méningée s’est montrée très inconstante ou peu marquée.

Après l’inoculation première de la maladie des passages ont pu être réalisés successivement.

Enfin expérimentalement l’immunité est de règle, et le sang ou le sérum de convalescent a une action préven-

tive ou neutralisante.

Etude expérimentale chez les animaux

Les animaux réceptifs réagissent tous après une incubation assez uniforme de 6 à 9 jours, par une poussée fébrile importante, se prolongeant plusieurs jours et pariois diphasée. La guérison est constante.

Le porc se montre réceptif à la maladie, toutefois les symptômes sont quelquefois assez pauvres, Ce qui prouve qu'elle peut passer inaperçue chez lui et être la cause tout de même de cas humains. La présence de virus dans les selles a été confirmée puisque centrifugées et filtrées elles peuvent provoquer la maladie après inoculation.

Le spermophile, le furet, la souris, le chat sont réceptifs. Le cobaye et le lapin sont beaucoup moins sensibles.

Le rat blanc paraît être l’animal de choix pour l’expérimentation ; après inoculation intra-péritonéale et une incubation de 6 à 9 jours, il fait une hyperthermie à 39, qui, après une rémission, peut reprendre ensuite. L’ino-

culation intra-cérébrale réduit l’incubation à 3-5 jours.

PEN Eee

Après inoculation intra-péritonéale au rat mâle on n’a jamais mis en évidence des rickettsies au niveau des vaginales.

Chez les animaux sensibles, l'infection a pu être

obtenue par voie digestive, conjonctivale ou nasale. Virulence des humeurs

Dans la maladie humaine le sang s’est montré virulent les 6 premiers jours seulement, et le plasma isolé des globules et filtré sur bougie L? est encore virulent.

Le virus se retrouve dans le liquide céphalo-rachidien mais inconstamment.

Les urines de l’homme malade sont infectieuses après quelques jours de maladie et le restent jusqu’au début de la convalescence. L’urine du porc imfectée est également virulente même après filtration sur bougie L?. De même la présence de virus dans les selles a été recherchée chez le porc : après dilution et centrifugation elles ont été filtrées sur bougie L? et inoculées dans le péritoine du rat blanc chez lequel elles ont provoqué une maladie expérimentale après 8-9 jours d’incubation.

Les urines et les selles étant ainsi virulentes doivent jouer un rôle dans la transmission de la maladie.

L’inoculation de sécrétion des muqueuses conjonctivales, nasales ou pharyngées n’a provoqué ni maladie

ni immunité.

ÉTUDE ÉPIDÉMIOLOGIQUE

Caractères de l'agent infectieux Circulation et distribution du virus

dans l'organisme

Comme nous le disions au cours du diagnostic de laboratoire, cultures, sérodiagnostics, frottis, recherches de parasites dans le sang, le liquide céphalo-rachidien, les urines, au niveau des vaginales des rats inoculés, tout a été négatif.

Les travaux des Docteurs P. Durand, P. Giroud, E. Larrivé et A. Mestrallet ont montré que le germe en cause est un virus filtrant qui traverse les bougies L1 et L? mais est arrêté par les bougies L$.

Pendant le premier septennaire on le trouve dans le sang ; les urines, elles, ne sont virulentes qu'après quelques jours de maladie et le restent jusqu’à la convalescence ; ce virus est aussi rejeté par les selles ; puisqu'elles sont virulentes après dilution, centrifugation et filtration sur L?, Il paraît aussi circuler dans le L.C.R. où il est

plus difficile à mettre en évidence. Ces mêmes auteurs

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