SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE
constituer, par leur réunion, la stipule dite intra-axillairc qui, dans ce genre, revêt la forme d’une spathe membraneuse (1).
Tl nous reste à dire quelques mots de la structure des ramuscules axillaires ou latéraux. Nous avons déjà dit qu’ils se terminent en épis nus, paucillores, semblables à l’épi terminal, et sont munis de bractées à leur base. Ces bractées sont disposées ainsi qu’il suit : les deux premières, celles qui occupent la base du ramuscule, sont petites, courtes et membraneuses; elles sont placées l’une à droite, l’autre à gauche, et présentent une seule carène; quelquefois il n’existe que l’une de ces deux petites bractées; assez fréquemment aussi, ces deux bractées sont soudées par leur bord interne et ont l’apparence d une seule bractée large et bicarénée, située entre le ramuscule et la tige principale (2). Au-dessus de ces bractées ou de cette bractée membraneuse, se trouvent successivement deux bractées plus ou moins foliacées et emboîtées l’une dans l’autre (la plus haute, et quelquefois l’une et l’autre, sont entièrement membraneuses). Cette disposition reste, comme on le voit, dans la loi générale d’après laquelle les feuilles ou bractées inférieures et supérieures sont les plus réduites, et celles de la partie moyenne de l’axe les plus développées. Enfin j’ajouterai que, l’axe du ramuscule ou épi florifère n’étant pas aplati comme Taxe principal, les bractées qu’il porte à sa base et que je viens de décrire sont disposées en spirale et non distiques.
(1) Mon ami M. Cosson considère la stipule intra-axillaire des Potatnogelon comme composée d’une seule pièce. J’admets moi-mème cette unité de composition, en taisant observer que, chez les plantes où il existe deux stipules latérales, adnées ou non, et quel que soit l’état d’indépendance des faisceaux fibreux, chacune des deux stipules peut être considérée comme une dépendance de l’une des moitiés latérales de la feuille, et par conséquent comme une demi-pièce, un demi-organe. Si celte manière de* voir est exacte, la stipule, dans le genre Potamogelon , représente un organe complet et symétrique, parce qu elle correspond ù l’ensemble de deux stipules latérales. (Note ajoutée pendant Vimpression.)
(2) Ce dernier cas, malgré sa fréquence, ne saurait être considéré comme le ca> normal, ou du moins la bractée bicarénée, dont il est ici question, ne saurait être considérée comme représentant une seule feuille, ni le cas où les deux écailles sont übio être considéré comme un cas de division; en effet, la première feuille d’un rameau axillaire (feuille souvent squammiforme, ainsi que celle qui la suit) est située latéralement relativement à la feuille axillante (feuille de l’axe principal), et non située entre le rameau axillaire et l’axe principal. — M. Cosson pense au contraire que la bractée bicarénée dont il est ici question, étant analogue par sa structure à la valve bicarénée de la Hem des Graminées, représente une seule bractée située normalement entre le rameau et la tige; M. J. Gay adopte la même manière de voir. En présence de cette opinion qui diffère de celle que je viens d’émettre, et en raison des variations de disposition que j ai signalées dans le Position ia , je me propose d’étudier de nouveau le fait sur la plante vivante. — A cette vérification doit se joindre un nouvel examen de l’ovule, que je n ai été à même d’examiner que sur le sec, et qui (bien que je l’eusse fait ramollir dans 1 eau chaude) a pu se présenter déformé. Il me reste enfin à étudier la période de transition de l’ovaire au fruit et de l’ovule à la graine. Malheureusement il m’a été impossible cette année de me procurer la plante vivante, ce qui m’oblige d’ajourner la publication des do sius qui ont été présentés à la Société ; ces figures seront publiées avec une notice coin piémentaire sur la structure de l’ovule, du fruit jeune et des bractées du Positionna* lors qu’un nouvel examen de la plante vivante m’aura permis d’achever l’étude de* di\<i
points incomplètement élucidés jusqu’ici. (Sole ajoutée pendant l’impression .)