SÉANCE DU K 1 ) JUILLET 1S
Fleur. — Les fleurs semblent complètement dépourvues de bractée axil- Jantc, mais la forme anguleuse de l’ave de l’épi, dont chaque angle correspond à la base d’une fleur, nous permet d’admettre que les (leurs sont simplement.extra-axillaires, par suite de l’allongement des pédicelles et de la fusion de ces pédicelles entre eux et avec l’axe central. ■— La fleur est complètement dépourvue de périanthe ; sa structure paraît des plus simples ; elle se compose de trois étamines embrassant étroitement un ovaire uniloculaire, (pii semble unicarpellaire. — Les étamines paraissent quelquefois insérées à des niveaux un peu différents ; aussi pourrait-on envisager ces trois étamines comme autant de fleurs mâles groupé >s autour d’une fleur femelle. C’est en quelque sorte une tentative de la nature pour passer des fleurs les plus simples à des fleurs plus complexes, des fleurs unisexuelles aux fleurs hermaphrodites, une sorte de transition entre l’inflorescence et la fleur, ainsi que cela est plus manifeste encore dans d’autres genres de groupes voisins.
Etamines . — La forme de l’étamine est des plus curieuses et des plus bizarres; étudiée sur des plantes sans doute mal conservées, elle a donné lieu, chez divers auteurs, à certaines erreurs d’observation que je crois inutile de relever autrement que par une description plus exacte. — Le filet est complètement nul, la partie de l’étamine qui porte les anthères (connectif) coustitue une sorte de casque ou de capuchon charnu-mcmbraneux qui embrasse 1 ovaire (les trois étamines s’embrassant elles-mêmes). Du dos de ce capuchon s élève un appendice sous-apiculaire (prolongement de la nervure moyenne de la feuille staminale), long, plus ou moins flexueux, en forme d’arète; cette arête du connectif dépasse le stigmate de toute sa longueur ; chaque fleur paraît ainsi surmontée de trois arêtes dressées et divergentes. Sur le dos de ce connectif en forme de capuchon (1), sont situés parallèlement et presque accolés les deux lobes de l’anthère. Ces lobes sont linéaires, souvent un peu flexueux et inégalement développés ; ils se prolongent librement au-dessous de leur insertion d’environ le tiers de leur longueur. Chaque lobe s’ouvre par une fente longitudinale située en dehors (anthère franchement extrorse), et met a nu un pollen d’un blanc jaunâtre, d’aspect cotonneux. Ce pollen étant placé sous le microscope, on voit que chaque grain est un tube assez long, souvent irrégulier et flexueux, laissant voir par transparence la matière granuleuse; l’épithète de confervoïde, qui lui a été donnée, lui convient parfaitement.
Ovaire. — L’ovaire est ovoïdc-oblong, uniloculaire, et paraît constitué par "U seul carpelle; le stigmate s’évase en couronne irrégulièrement laciniée, a lanières dcnticulées étalées et rejetées en dehors. I ne coupe longitudinale 'nt t a nu une cavité centrale unique ; au-dessus du fond de cette cavité (à son
(t i On réserve ordinairement le nom de connectif à la partie de la feuille stainiuaie Jl'ù unit ou sépare les deux lobes de l'anthère; dans le cas dont il est ici question, où 1 * eu iHc staminale est membraneuse et déborde la partie anthérifere, j étends le nom de connectif à tout le limbe staminal au niveau de l’anthère.
Zi/S