ODE HUITIÈME
Oh ! que la Royauté , puissante et Yën^rable , Fille y 'aux cheveus: blancliis, des âges révolus; Perçant de ses clartés leur nuH impénétrable ,
Où tant d^astres ne brillent plus; Soumettant Taigleaucygneetrautour aux colombes;
S'élevant de tombes en tombes ;
Géant y que grandît son fardeau ;
Ginsacrant sur Fautel le fer dont elle est ceinte , Et mêlant les rayons de Pauréole sainte Aux fleurons du royal bandeau y
Oh ! que la Royauté , peuples , est douce et belle ! —-
A force de bienfaits elle achète lies droits.
Son bras fort , quand bouillonne une foule rebelle ,
• Couvre les sceptres d'une croix.
Ce colosse d'airain , de ses mains sécuLdres y
Dans les nuages populaires , »
Lève un phare aux feux ëclatans ^ Et , liant au passe l'avenir qu'il féconde , Pose à la fois ses pieds , en vain battus, de l'onde.
Sur les deux rivages du tems. .
Aussi y que de malheurs suprêmes Elle impose aux infor Ames , Qui , sous lie joug des diadèmes
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Courbèrent leurs fronts condamnés !
n faut que leur cœur soit sublime !
Affrontant la foudre et Tabime , « Leur nef ne doit pas fuir recueil.
Un Roi y digne de la couronne , .
Ne sait pas descendra du trône ; Mais fl sait descendre au cercueil!
U faut, comme un soldat, qu'un prince ait une cpcc! Il faut /des factions quand l'astre impur a lui ,. Que ,«nuit et jour, braTitnt leur attente trompée ,
Un glaive yeille auprès de lui 5 Ou que de son armée il se fasse un cortège y
Que son iSer palais se protège
D'un camp au front étincelant^ Car de la Royauté la Guerre est la compagne : Ou ne peut te briser, sceptre de Gharlemagne y^
Sans briser le fer de Roland !
Roland ! — N*est-il pas Trai y noble élu de la guerre, Que ton ombre , éveillée aux cvh de nos guerriers, Aux cbamps de Ronceyaux lorsqu'ils passaient naguère,
Les prit pour d'anciens cbevaliers?
Car le béros , âlisis sur sa tombe célèbre ,
Les voyait , vers les bords de l'Ebre
Déployant leur vol immortel j Du baut des monts , pareils à Faigle ouvrant ses ailes, Secouer y pour cbasBer de nouveaux infidèles ,
L'éclatant cimiar de Martel !
•Mais un autre béros encore ,
Pelage . l'effroi des tyrans ,
Pelage y autre vainqueur du Maure ,
Dans les cieux saluait nos r^{s ^
Au cbar où notre gloire brilte ,
Il attekât de la Castille
Le vieux lion , fier et soumis ;