‹ Nouvelles odesChapitre 15 sur 51 · ODE VIII · texte numérisé non relu

ODE VIII

Répétant notre cri cl*darmes , Il mêlait sa lance à nos armet , £t sa TOix nous disait : Amis !

Des pas d'un conquérant TEspagne encor fumante ^

Pleurait , prostituée à notre Liberté ^^

Entre les bras sanglans de Teffroyable amante ,

Sa royale virginité ; Ce peuple altier , cbargé de despotes vulgaires ,

Maudissait , épuisé de guerres ,

Le monstre , en ses cbamps accouru ^ Si las des yils tribuns et des tyrans serriles , Que lui-même appelait Fétrangér dans ses villes ,

Sans frémir d'être secouru !

* On sait que la constitution des co'rtës était calquée sur notre constitution de 1791. Oimitatores, s&iYVHpecus!

LesFrançaîs sont Tenus! . . — DuRhin jusqu^anBospbon Peuples de Taquilon , du coucliant , du midi , Pourquoi, vous dont le front, quePeflroi trouble encoroj

Se courba sous leur pied hardi ^ Nations y de la yeille à leur cbaine ëcHappées,

Qu'on yit tomber sous leurs ëpëes j

Ou qui par eux avez yécu j Empires , potentats , cités , royaumes | princes ! Pourquoi , puissans états , qui f&tes nos provinces ,

Me demander s'ils ont vaincu ?

Ils ont appris à Tanarcbie Ce que pèse le fer gaulois ; Mais par' eux FEspagne affranchie Ne peut rougir de leurs exploits; Tous les peuples , que Dieu seconde , Qliand l'hydre , en désastres féconde , « Tourne vers eux son triple dard ,

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Ont , ligués contre sa furie , Le temple pour mén^e patrie , La croix pour commun étendard.

Pourtant, que désormais Madrid taise à l'histoire Des succès trop long-tems par son orgueil redits y Et le royal captif que l'ingrate Victoire

Dans ses murs enyoya jadis.

Cadix nous a yengés de l'affront de Payie.

A l'ombre d'un héros rayie

La gloire a rendu tous ses droits ; Oubliant quel Français a porté ses entrayes , La fière Espagne a yu si les mains de nos brayes

Sayent briser les fers des Rois !

Préparez , Castillans , des fêtes solennelles ,

Des murs de Sarragosse aux champs d'Almonacid !

Mêlez k nos lauriers yos palmes fraternelles }

Chantez Bayard : — chantons le Gi !

Qu'à l'Alhambra' joyeux le Louvre ému réponde ;

Que votre drapeau se confonde

A nos drapeaux victorieux ; Que Gadès édifie un autel sur sa plage !

Que de luî-méme , aux monts d'où se leta Pelage ,

S'allume un feu mystérieux !

Pour témoigner de leurs paroles ,

Où sont ces nouveaux Décîus?

Le brasier attend les Scévoles !

Le gouffre attend les Curtîus !

Quoi , traînant leurs fronts dans la poudre ,

Tous , de Bourbon qui tient la foudre ,

Embrassent les sacrés genoux ! . . . —

Ah ! la victoire est généreuse !

Leur cause inique , est malheureuse !

Ils sont vaincus , — - Ils sont absous !

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