LA MORT DE M"^ DE SOMBBEUIL
Les bourreaux poursuivaient l'héroïne timide D'une insulte funèbre et d'un rire infernal !
Son triomphe est dans son supplice.
EUe a, levant ses yeux au ciel , Bu le sang au même calice Où Jésus nxourant but le fiel.
Ob ! que d'amour dans ce courage ! . . .
Mais , quand périrent dans Forage Ses parens , que la France a plaints , Pour consoler Fauguste fille > Dieu lui confia sa famille Et de veuves et d'orpbelins.
Car il lui fut donné de survivre au martyre : — Elle fut sur nos bords , d'où la foi se retire , G>mme un rayon du soir resté sur l'horizou^ Dieu la marqua d'un signe entre toutes les femmes )
Et Toulut dans son champ, où glanent si peu d'ames, Laisser cet épi mûr de la sainte moisson. -
Elle était Heureuse , ici mémel . .
Du bras dont il ;venge ses droits ,
Le Seigneur soutient ceux qu'il aime ,
Et les aide à porter la croix.
U montre , en visions étranges ,
A Jacob récbelle dès auges ,
A Saûl les antres d'Endor^
Sa main , mystérieuse et sainte ,
Sait cacher le miel dans rabsynthe ,
Et la cendre dans les fruits d'or.
Sa constante équité n'est jamais assoupie :
Leméchant , sous la pourpre où son bonheur s'expie, Envie un toit de chaume au fidèle abattu; Et quand l'impie heureux , bercé sur des abîmes ,