‹ Nouvelles odesChapitre 20 sur 51 · LA MORT DE M^ HE SOMBREUIL · texte numérisé non relu

LA MORT DE M^ HE SOMBREUIL

Se crée un enfer de sea crimes , Le juste en pleurs se fait un ciel de Ita yertu.

On dît qu^en dépouillant la yîe ,

Elle parut la regretter.

Et jeta des regards d'envîe

Sur les fers qu'elle allait quitter.

« — O mon pieu ï retardez mon heure»

« Loin de la vallée où Ton pleure >

« Suis-je digne de m'euToler?

<c Ce n'est pas la mort que j'implore >

« Seigneur 3 je puis souffrir encore,

« Et je veux encor consoler.

« Je pars : ayez pitié de ceux que j'abandonne^ « Quel amour leur rendra l'amour que je leurdoûnc* « Pourquoi du saint bonheur sitôt me couronner/ « Laissez mon ame encor surleurs maux se répandit)

a Je Ti'aurai plua au cîçl d'opprimés à défeadre , « Ni d'oppy^sseuTO à pardonner ! »

H faut donc que le ju^te meure ! — En Tain , dans ses regrets nommés , Ont passé deyant sa demeure Tous ses pauvres accoutumés.

Maintenant , ô fils des chaumières , Payez son aumône en prières 5 SuiyezJa d'un pieux adieu , Orphelins, Yeyves déplorables, Vous tous^ faibles et misérables ^ images augustes de Dieu !

Dieu! ne reprends pas ceux que ta flamme anime. Si la vertu s'en va , que deviendra le crime? •

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