‹ Nouvelles odesChapitre 2 sur 51 · XXVJ · texte numérisé non relu

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du grand siècle de Lotiifl-Ie-Qrand e&t invoqué le cfaiist&uiisme eu lîeu d'adorer les dîeiax païens , s! ses poètes eussent été ce qu'étaient ceux dé& tems primitifs, des prêtres chantant les grandes choses de leur religion et dé leur patrie \ le triomphé des doctrines sophistiques du dernier siècle eût été beaucoup plus difficile , peut-^tre même impossible. Aux premières attaques des novateurs, la religion et la florale se fussent réfugiées dans le sano-

(foxMAorWent pas. Les tègles sont en littérature ee que unX les lois en morale s elle ne peuT^t tout prévoir. Ub homme ne sera jamais réputé rertuéux , parce qu'il aura bwné sa conduite à PobserYance du Gode. Un poète ne sera jamais réputé grand, parce qu'il se sera contenté d'écrire suivant les règles. La morale ne résulte pas des lois, mais de la religion et de la vertu. La littérature ne vit pas seulement par le goàt ; il faut qu'elle soit animée par la poésie et fécondée par le génie.

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tuaîre des lettres, sous la gSLvâi/R àe tant dé graii4s hommes. Le goàt national , accoutume à ne point séparer lesr idëes de religion et de poë^ie y eù| répudié tout essai de poésie Irréligieuse , et flétri cette monst^osîtéy non moins comme un paori* lège littéraire que comme un sacrîlègç soci^. Qui peut calculer ce qui fût arriyé de la philosophie, si la Clause de Dieu, défendre en yaln parla vertu ,

eut été aussi pla}dée par le génie ?. Mais li|

France n^eut pas oe bonkeur ^ sespoëtes nationaux étaient presque tous des poëtes païens; et nolfe littérature était plutôt Texpression d^une société

idolMre et démocratique que d^une société mo« narçhique et chrétienne 3 aussi les pkilosoplies pa]!?inrent-lls , en mei^s d^un siècle , à chasser àes cœurs une reUgion qui n'était pas- dans les* esprits. '' V. . ' .

C'est surtout à réparer le mal fait; par lesi sophistes que doit s'attacher aujourd'hui le Poète. Il doit

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marcher deyant les peuples comme unelumière^et leur montrer le chemin. Il doit les ramener k tous les grands principes d^ordre , de morale et d'honneur > et pour que sa puissance leur soit douce , il faut que toutes les fibres du cœur humain vibrent sous ses doigts comme les cordes d*une lyre. Il ne sera jamais Tëcho d'aucune parole , si ce n'est de celle de Dieu. Il se rappellera toujours ce que ses prédécesseurs ont trop oublié , que lui aussi il a une religion et une patrie. Ses chants célébreront sans cesse les gloires et les infortunes de son payS) les austérités et les ravissemens de son cui«.?, afin que ses aïeux et ses contemporains recueillent quelque chose de son génie et de'son ame, et que, dans la postérité, les autres peuples . ne disent pas de lui : « Celui-là chantait dans une terre bar> «bare. »

In ifu/f scrihébaty barbara terra fuit !

Tentanda via est qud me quoque possim

ToUere kumo , victorque virdm volitare per ora.

Virgile.

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