M PÉRIL
Et depuis , un autre écrivain , qu'on ne peut accuser d'exagération , un professeur de philosophie à la Faculté des lettres de Paris, M. Janet, faisait, il y a deux ans, l'aveu significatif que voici :
Cl II est inutile de le cacher, l'école spiritualiste suhit w UNE CRISE redoutable. S'il ne s'agissait que d'une 5) école , on pourrait s'en consoler ; mais il y a ici plus « qu'une école ; il y a l'idée , I'idée spiritualiste. C'est y> cette idée dont les destinées sont aujourd'hui mena- 5) cces par lejlot le plus formidahle quelle ait essuyé Si dejyuis l'Encyclopédie, et qui emporterait avec elle. Si si elle venait à succomher , la liberté et la dignité
•>■) DE L^ESPRIT HUAIAIN. ii
Un peu plus loin, le même écrivain parlait de la recrudescence DU MOUVEMENT ATHÉE ET RÉVOLUTIONNAIRE ,
ne séparant pas , non plus que nous , le progrès des doctrines athées du progrès des doctrines révolutionnaires.
Eh hien ! je le demande à tout homme tant soit peu attentif à la marche des choses dans notre pays, la situation dénoncée par M. Janet s'est-elle depuis améliorée ou aggravée? J'affirme qu'elle s'est aggravée. Le mouvement athée et révolutionnaire s'est-il ralenti? J'affirme qu'il s'est accéléré.
Peu de temps après M. Janet, M. de Rémusat disait, de son côté, dans un volume de philosophie religieuse, quîin effort agressif a été tenté, dans ces dernières années, contre les prixcipes fondamentaux des croyances COMMUNES A TOUTES LES NATIONS , en favcur de ce qu'il faut hien appeler brutalement du nom d'athéisme ^ .
« Le matérialisme « , disait la Revue médicale, dans son numéro du J5 février 1866, « envahit la science y) moderne. Sa doctrine, c'est qu'il n'y a pas plus de Dieu