DE MÉCANIQUE
Et «lorsque nous avflns considéré la race, le milieu, M !e moment, c'est-à-dire le ressort àw. dedans, la^^r^5- « sion du dehors, et Vimjjulsion déjà acquise, nous » avons épuisé non-seulement toutes les causes réelles, » mais encore toutes les causes possibles du mouve- 5) ment ^.55
Ainsi, nulle intervention providentielle possihle dans l'histoire : l'histoire se réduit à des prohlèmes de mécanique.
Le Positivisme. — « Rien dans le monde ne pou- » vant être effectivement soustrait à la chaîne des lois «universelles, l'histoire n'est qu'un cas particulier, « bien que le plus complexe, de ce vaste enchaîne- » ment
M II faut admettre sans restriction que l'évolution 5) graduelle du genre humain... est un phénomène « naturel et aussi soumis à ses lois propres que l'est y) V évolution du chêne depuis le gland jusqu'au moment
* M. Taixe, Histoire de la littérature anglaise , ibid., XXXi. 2 Ibid., XXXIII.
DEFENSE DE LA RELIGIOiV. 303
:) où il couvre le sol euviroimant de son vaste om- » brage '.
5) L'histoire est un ensenil)le défaits qui se succèdent » dans un ordre nécessaire ^ par un enchaînement iné- 5) vitahle, par une évolution logique^ par une genèse 55 indispensable ^. «
Encore la mécanique du matérialisme.
Le Panthéisme. — « Le problème de la cause su- )) préme se résout en poèmes, non en lois; ou, s'il 5) faut parler ici de lois, ce sont celles de la pliysique, 5) de Tastronomie, de YkistoirCj qui seules sont les lois 55 de l'être , et ont U7ie pleine réalité. Tout ce qui s'est n passé dans le monde des phénomènes a été le déve- 5) loppemcnt régulier des lois de Vêtre, qui ne consti- 5) tuent qu'un seul ordre de gouvernement qui est la 5) nature ^ . ;5
Toujours la mécanique du matérialisme , et l'histoire athée.
Les rapports ne sont pas moins évidents, et cela devait être, entre les doctrines de ces trois écoles, sur la nature même de l'homme et sur la fin des choses, sur l'àme et l'immortalité de l'àme.
Ecoutons encore les chefs, nous verrons ensuite comment les disciples comprennent et répètent les choses:
Je commence par le Dictionnaire des sciences médicales ^ ce manuel classique des jeunes étudiants en
1 Nouvelle exégèse de Shakspeare , Reçue des Deux -Mondes, 15 novembre 1860.
2 M. le docteur Bourdet, p. 199, 200.
3 M. RENAM,i?(?y/<e des Deux-Mundcs, 15 janvier 18G0. — Liberté de penser, t, III, p. 405.
médecine, et je choisis quelques définitions entre mille. Il est indispensable de les mettre de nouveau sous les yeux du public :
a II faut réserver le nom d'àme à l'ensemble des V facultés du système nerveux central j, en sa totalité.
V Le mot âme exprime , considéré anatomique- •» ment, V ensemble des fonctions du cerveau et de la y) moelle éfinière y et considéré physiologiquement , « l'ensemble des fonctions de la sensibilité encéjjha- « lique...
V La pensée est intrérente à la substance cérébrale « tant que celle-ci se nourrit, comme la contractilité « aux muscles ., V élasticité aux cartilages^ et aux » ligaments jaunes.
->-> La su2)2JOsition d'esprits, dans les doctrines spiri- 55 tualistes, c'est-à-dire A' êtres immatériels ^ liés ou « non liés à la matière (Dieu et l'âme) , est nne hypow thèse^ dont l'office commence à être pleinement 5) rempli par la conception positive du monde et de 55 l'homme \ 55
L'auteur de ces définitions matérialistes les répétait toutes équivalemment , quand il disait, il y a peu de jours, dans cette préface mise par lui en tête de V Etude de Philoso2)hie 2^ositive si franchement athée et matérialiste : « L'âme est l'ensemble des fonctions morales >5 et intellectuelles dévolues au cerveau. 55 (P. xix.)
'c L'âme est une fonction du système nerveux . . . jj