PAYSAGE
Pantoun.
Sur le sommet de la montagne La lune élève son croissant, L'obscurité va décroissant Jusqu'au niveau de la campagne ;
La lune est pleine de douceur, Comme tes yeux si doux . . . ma sœur.
L'herbe est brillante de rosée,
C'est un écrin de diamants ;
La vache écoute, reposée.
Le bruit des bourgs au loin dormants ;
La lune paraît endormie.
Si douce . , . comme mon amie !
Mais voici que siir le sommet
Des pics neigeux, comme un point rose,
Superbe, le soleil se pose:
Tout reluit, chante ou se soumet.
Soleil vainqueur, clair et charmant Comme le front de mon amant.
{Poésies.)
Barcarolle
Che cosa vecol ch'io peschi ?
L'anel che m'è cascà.
Viens à mon secours, ô pêcheur de l'onde,
Fidelin !
Viens ici pêcher dans la mer profonde,
Fidelin!
Il s'avance avec son bateau.
Si coquet, si léger sur l'eau; Fidelin, lin lo i
Que faut-il pêcher pour vous, ô la belle,
Fidelin !
— Ma bague est tombée à la mer cruelle.
Fidelin !
Il s'avance avec son bateau.
Si coquet, si léger sur l'eau; Fidelin, lin, lo!
Je te donnerai, pour ta courte peine,
Fidelin !
Cent écus d'argent dans la bourse pleine
Fidelin !
Il s'avance avec son bateau.
Si coquet, si léger sur l'eau ; Fidelin, lin, lo!
Je n'ai pas besoin que l'on me rembourse,
Fidelin!
Gardez votre argent et gardez la bourse,
Fidelin !
Il s'avance avec son bateau, Si coquet, si léger sur l'eau; Fidelin, lin, lo!
ALFRED BOSQUET
Mais de toi je veux un baiser bien tendre,
Fidelin !
Un baiser d'amour qu'on ne peut reprendre
Fidelin !
Il s'avance avec son bateau, Si coquet, si léger sur l'eau; Fidelin, lin, lo!
Venise. (^Poésies.)