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LOUIS DE RONCHAUD

Bibliographie. — Les Heures^ poèmes (1842); — Phidias, sa vie et ses œuvres (1861); — Études d'histoire politique et religieuse, le Péplos d'Athène' Parthe'ncs [i%'j2); — Le Filleul de la Mort, fabliau en vers (1880) ; — Contes d'Automne, prose (1883); — Co^nédies philosophiques (1883); — Poèmes dramatiques (1883); — La Tapisserie dans l'Antiquité' {iSS^^; — Au Parthe'non (1S86) ; — • La Mort du Centaure, drame (1886) ; — Poèmes de la Mort (1887).

Les œuvres poétiques de Louis de Ronchaud se trouvent chez Alphonse Lemerre.

Louis de Ronchaud a collaboré à la Libre Recherche, à la Revue de Paris (1856), à la Gazette des Beaux-Arts (1857), à la Revue Nationale (1863), etc.

Louis de Ronchaud, né à Lons-le-Saunier le 9 décembre 18 16, mort à Saint-Germain-en-Laye le 28 juillet 1887, débuta en 1842 par un recueil de vers : Les Heures, puis s'occupa de recherches historiques, archéologiques et littéraires. En 1872, il fut nommé inspecteur des Beaux-Arts; en 1879, secrétaire-général de l'administration des Beaux- Arts ; en 1881, directeur des Musées Nationaux.

En 1880, revenant à la poésie, il publia Le Filleul de la Mort, fabliau en vers, qui fut suivi, à quelques années d'intervalle, de deux nouveaux recueils : Poèmes dramatiques (1883) et Poèmes de la Mort (1887).

Admirateur enthousiaste de Lamartine, Louis de Ronchaud a écrit la préface de ses Me'moires inédits et celle des Manuscrits de ma mère (187 1).

„Lamartine et l'art grec, a écrit M. E. Ledrain, tels furent les maîtres de Louis de Ronchaud, qui fut à la fois un

savant et un lettré. Toutefois, ses œuvres portent bien la marque de son propre esprit. Le goût exquis, la délicatesse, la réserve, sont les qualités particulières de cet écrivain éminemment distingué. Quand il tient la plume, Louis de Ronchaud vise surtout à l'harmonie, à la finesse, à l'exacte nuance de l'expression. Ce sont là des vertus assez rares et qui lui font, à juste titre, une place à part parmi les poètes et les prosateurs contemporains."

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NOUVELLES PAGFS ANTHOLOGIQUES

Le Faucheur de Nuit

Dans le silence de la nuit, A la pâle clarté céleste, C'est le faucheur ; j'entends son bruit, Je vois son geste.

Au pré, proche de la forêt.

Séjour de lutin et de gnome, La faux en main, il apparaît Comme un fantôme.

Au rayon qui glisse tremblant De feuille en feuille jusqu'à terre.

Je vois se mouvoir son bras blanc Avec mystère.

Il vient faucher sous le ciel clair Pour emplir au matin la crèche.

La faux grince et jette un éclair Dans l'herbe fraîche.

Il fauche, il fauche herbes et fleurs, Et la prairie ensommeillée De son voile aux mille couleurs Est dépouillée.

Au loin tout est silencieux, Le bois, le sillon, le nuage, Et la lune qui dans les cieux Fait son voyage.

Le ruisseau, plus lent dans son cours.

Le vent assoupi dans l'espace.

Tout dort ; le fer tranchant toujours Passe et repasse.

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