‹ Nouvelles pages de critique et de doctrine (volume 2)Chapitre 6 sur 38 · PRÉFACE VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE VII

c'était l'époque où l'école dite naturaliste triomphait dans le roman. Nous sourions maintenant de certaines formules qu' employait le représentant le plus audacieux de cette école, Emile Zola. Nous nous étonnons que le visionnaire de foules qui a brossé d'un si large pinceau la fresque épique de Germinal, que le tragique aquafortiste du début de la Bête humaine ait pu parler de roman expérimental. Nous admirons que Leconte de Liste, à qui nous devons la cantilène divine du Manchy, les Damnés de l'Amour, la Fontaine aux lianes, tant de morceaux d'une mélodie si poignante et d'un style si pur, ait pu surcharger, défigurer, hérisser ses poèmes de l'érudition la plus abstruse, la plus accablante et la plus arbitraire. Nous ne comprenons plus que Sully Prudhomme ait consumé son beau génie, durant ses années de maturité, à mettre en vers les formules du déterminisme physique ou moral :

« Les deux poids suspendus que la barre oscillante Berce avec symétrie autour d'un de ses points Ne s'éloignent qu'après s'être fuis et rejoints. La plus juste balance est aussi la plus lente... »

« Ou encore :

« Seul le plus fort motif peut enfin prévaloir. Fatalement conçu pendant qu'on délibère... »

Ou encore :

« Nous savons maintenant p^r leurs échintillons Que les astres sont tous de m itère identique. Comme ils sont tous régis dms leur fuite elliptique

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