‹ Nouvelles pièces à direChapitre 3 sur 50 · LES DEUX ÉCRINS · texte numérisé non relu

LES DEUX ÉCRINS

, DE LA. COMEDJE-FRANCArSE

Un jour d'août j'avais vu dans une devanture Une belle parure, un flot de diamants Ciselés à merveille et de l'eau la plus pure ; Le riche écrin jetait des étîncellenieals.

Je l'avais admiré longtemps, comme ou admire Ces choses que l'art fait idéales à voir, Ces choses qu'à travers Golconde ou Cachemire Un songe vaporeux met en noire pouvoir.

LES DEUX ECRliNS

Le lendemain, j'étais à la campagne, à l'heure Où le uiel éveillé rit ans chants des oiseaux, Où l'air fait s'entr'ouvrir les roses qu'il effleure, Et, coinme un long soupir, passe dans les roseaux.

Mon pas lent et rêveur suivit la grande allée. Puis, je pris un sentier dont le bord diapré S'éclairait doucement d'une clarté voilée ; Puis, au bout du sentier je découvris le pré.

Je garderai toujours l'émotion sereine Que me tît éprouver ce beau tableau d'été :

Toutes les fleurs prenaient des sourires de re. Cliaque brin d'herbe avait un air de majesié.

Quel riche écrin aussi que ce pré ! Les pervenches Constellaient de saphirs leurs pétales d'iris, Des opales pendaient aux marguerites blanches,

Et les coquelicots foisonnaient de rubis.

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