‹ Nouvelles princesses de lettresChapitre 3 sur 49 · IV PREFACE · texte numérisé non relu

IV PREFACE

plaudisseinents du public veut que tous les regards convergent sur elle. Moi seule et c'est assez! // n'y a pas deux soleils au firmament; la femme de lettres qui se respecte se juge incomparable. Eussiez-vous mis la plus sévère de vos études dans un volume où seule, Fécorchée vivante eût i^epi^ésenté le beau sexe, qu'elle eût accepté votre cruel verdict — mais de se voir ainsi, moins couverte de fleurs que ses amies ou ses ennemies, en vérité, cela se peut-il tolérer f — Plus vous avancerez et moins vous trouverez de modèles disposés à prendre place sur F estrade!... »

Je m'en aperçois hélas!,.. Aya7iteu dessein d étudier le talent de la sentimentale poétesse autrichieïine Mlle Eugénie délie Grazie, je n'ai jamais malgré d illustres intei^ventions, pu obtenir de cette gi^acieuse Viennoise que la collection de ses volumes et une lettre de F éditeur, m'avisant qu'à mon passage dans la capitale, son authoress ne pourrait m'accorde)' d'entrevue, car cela ii entrait point dans les habitudes littéraires de cette charmeuse. Un portrait me rassura; cette poétesse a de la poésie sur le visage. — Je tentai donc de reprendre les négociations. U admirable Ellen Key conclut : « A^ous ne dégèlerons jamais ce glaçon germanique!... » Dommage!... Et

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