PRÉFACE V
dire que cette dame se croit célèbre à Paris.
— On a comme cela de ces illusions!
A mesure que ces études se poursuivent
— je m'efforce d'en tirer quelques conclusions. Mes premiers chapitres m'avaient engagé à supposer que les femmes supérieures n'entraient qu'assez tardivement en possession de leur supériorité, à l' encontre des authoress moijennes dont le premier livre demeure le meilleur — et qu'aucune de celles auxquelles le latin fut inconnu ne parvint à traduire ses pensées avec clarté. Ces nouveaux portraits ne soidèvent aucune objection à ces thèses dépourvues d'ambition^, mais ils m'en suggèrent deux nouvelles d'une portée plus grande :
La première — qui hélas! semble bien marquer l'une des faiblesses, la pire, de la littérature féminine, c'est qu'au lieu de prouver, de convaincre, dinstruire 024 d'émou-
I . En effet, Mmes Tinayre, T. Combe et Serao étudièrent plus ou moins le latin; d'ailleurs, à part la première qui sait tout et peut tout — les quatre autres ne se piquèrent jamais d'être des stylistes.... Zénaïde Fleuriot non plus, et pourtant elle n'ignorait pas du latin — tout au moins d'Eglise — ce qu'en sait une bonne catholique. Le cas de Mme Daudet reste à part; c'est l'exception qui confirme la ir>gle. Elle reçut en naissant le don de style. C'est un Gonourt féminin — un phénomène intellectuel.