Lettre à Mlle Claire de Kéréver, du 2 janvier
« cette charmante Linda dont les notes perlées sortent du gosier sans effort » — le semestre n'était pas terminé que Zénaïde se sentait prise du mal du pays.
Ohf revoir ma bruyère et mon clocher à jour!
« En passant près d'un champ de blé, j'ai entendu un grillon; j'en ai été toute joyeuse et toute triste. Hélas! ce petit grillon n'était qu'un habitant de Clamart: je n'aurais jamais cru qu'un chant de grillon put m'impressionner autant. J'ai emporté un gros bouquet de bruyère; ces jolies fleurettes roses me rappelaient ma Bretagne^!... »
Au printemps, elle revint, son diplôme d'inspectrice de salles d'asile en poche, reprendre] dans ce château qui était devenu son foyer, se.* chers travaux. Son but était modeste ; consciente de ne posséder ni la culture ni les moyens di tenter de grandes choses, elle se bornait à écrire! des livres gais qui pussent être mis entre toutesj les mains. (( L'ouvrage le plus futile, s'il se rattache aux principes sauveurs et s'il en est la glorification, acquiert par là même, une valeur qui lui sert de raison d'être *. »