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vol. Hachette et Gie, 6« édition

MADEMOISELLE ZÉNAIDE FLEURIOT 257

ciale, l'œuvre écrite de cette femme de bien n en reste pas moins curieuse puisqu' elle en tira les subsides nécessaires pour délivrer et les siens et elle-même des difficultés de l'existence. Dès son installation à Paris, le zèle de cette ouvrière en lettres devient d'ailleurs invraisemblable. Evidemment, la quantité l'emporte sur la qualité. Comme d'une habitude, Zénaïde raconte à la princesse : « Je publie en ce moment, Miss Idéal, dans la Mode Illustrée, Armelle Trahie dans la Semaine et En Congé dans le journal de Hachette, La Jeunesse. Jugez si je puis flâner... » ce qui était vrai en 73, lavait été en 68, le sera en 90, le fut pendant vingt et quelques années. Qu'il y ait quelques répétitions dans ces rapides ouvrages, cela ne présente rien de surprenant. La sainte famille, dans^//^. des sept petites sœurs si dociles que leur mère les appellera « ses sept béatitudes, » deviendra dans Raoul Daubry, sans modification appréciable, le clan des quatre sœurs grises plus sages que des images. Aifleurs, les cinq diablotins qui entourent l'idéale Amélie, ce vrai Rayon de soleil, évoquent les quatorze enfants tapageurs de ce Clan des têtes chaudes au milieu duquel se détache, telle une rose blanche sur un fond noir, la ravissante petite Bengale, etc.... Passons. Quant au style

de Mlle Fleuriot la princesse Carolyne n'avail pas tort d'adresser des reproches à saprotégée: « Pour le but que vous vous proposez, cela esta considérer; nos grand'mèrps ne vonlaient pas de gouvernantes qui ne fussent de naissance noble^ car le mauvais langage ne s'oublie jamais. » Mais cette ombre s'atténuera. Ils sont rares les milieux où nos enfants n'apprendront pas, en un jour, cent fois plus de phrases vulgaires que dans tous les romans de Mlle Fleuriot!...

Mais on aurait mauvaise grâce à poursuivre. Toute sa vie Zénaïde déclara : « Popularité et réputation littéraires me sont indifférentes, je ne tiendrai jamais au jugement des hommes! » Avec une humilité bien éloignée de l'habituelle vanité littéraire, elle écrit que « plus elle avançait dans l'existence et plus l'infériorité de ce qu'elle faisait la saisissait! Mon genre d'apostolat voulu serait d'envelopper sous une coque agréable des vérités dont l'application aurait un retentissement éternel; mais il faut que je sache si, la coque brisée, on a mangé l'amande, ou si l'âme y a trouvé seulement une de ces pelures racornies que l'on rencontre dans celles qui ont la plus belle apparence ^ »

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