‹ Nouvelles promenades archéologiques:Chapitre 16 sur 94 · Epi'.l.y 1, U, 39. — 2. Sal., n, 6, G · texte numérisé non relu

Epi'.l.y 1, U, 39. — 2. Sal., n, 6, G

tA MAISON DE CAMPAGNE D’HOHACE.

régulier, pensait qu’il faut mettre de temps en temps quelques irrégularités dans sa vie. N’est-ce pas un sage de la Grèce, Aristote, je crois, qui recommande, dans l’intérêt de la santé, qu’on se permette un excès par mois? Cela sert au moins à rompre les habitudes. C’était aussi l’opinion d’Horace : quoiqu’il fût le moins fou des hommes, il trouvait assez agréable de faire une folie à l’occasion : dulce est desipere in loco ^ Avec l’âge, ces folies étaient devenues moins vives et plus rares; il aimait pourtant toujours à interrompre par quelques équipées de plaisir la sage uniformité de son existence. Il retournait alors à Préne«te, à Baies, à Tarente, qu’il avait tant aimées pendant qu’il était jeune. Une fois, il fut infidèle à ces vieilles affecions et choisit pour but de son voyage des lieux qui lui étaient nouveaux. Voici quelle fut l’occasion de ce changement. Un médecin grec, Antonius Musa, venait de guérir Auguste d’une très grave maladie, où l’on avait craint de le perdre, par l’application de l’eau froide. Aussitôt l’hydrothérapie devint à la mode. On fuyait les sources thermales, autrefois si recherchées, pour s’en aller à Clusium, à Gabies, dans les pays de montagne, où se trouvaient des fontaines d’eau glacée. Horace fit comme les autres : pendant l’hiver de l’année 730, au lieu de se diriger du côté de Baies, comme à l’ordinaire, il tourna la bride de son petit cheval vers Salerne et Velia. Ce fut l’affaire d’une saison. L’année suivante, le gendre et l’héritier de l’empereur, Marcellus, étant tombé très malade, on s’empressa d’appeler Antonius Musa, qui appliqua son

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