‹ Nouvelles promenades archéologiques:Chapitre 20 sur 94 · Carm», iv, 1, L 2. Carm.j i, 26, 1. 3. Carm.y i · texte numérisé non relu

Carm», iv, 1, L 2. Carm.j i, 26, 1. 3. Carm.y i

Omiicm crcdc dicm tibi diluxisse supreminn ;

Grata superveniet quæ non sperabitur hora *.

Ce ne sont pas là, comme on pourrait le supposer, de ces forfanteries de peureux qui crient devant la mort pour ne pas Tentendre venir. Jamais Horace n’a été plus calme, plus énergique, plus maître de son esprit et de son àme que dans les ouvrages de son âge mûr. Les dernières lignes qui nous restent de lui sont les plus fermes et les plus sereines qu’il ait écrites.

Alors, plus que jamais, la petite vallée Sabine devait lui plaire. Quand on visite ces beaux lieux tranquilles, on se dit qu’ils paraissent faits pour abriter la vieillesse d’un sage. Il semble qu’avec d’anciens serviteurs, quelques amis fidèles, une provision de livres bien choisis, le temps doit y passer sans tristesse. Mais je m’arrête : comme Horace ne nous a pas fait de confidences sur ses dernières années et que personne après lui ne nous les a racontées, nous serions réduits,, pour en parler, à former quelques conjectures, et il en faut mettre le moins possible dans la vie d’un homme qui a tant aimé la vérité.

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