‹ Nouvelles promenades archéologiques:Chapitre 41 sur 94 · Il, Verr., iv. 56. — 2. Jhid · texte numérisé non relu

Il, Verr., iv. 56. — 2. Jhid

les étrangers étaient admis à visiter; c’est ce (jui arrive encore aujourd’hui à Rome et dans les villes importantes de l’Italie. Cicéron parle de plusieurs de ces riches collections, qui, pour leur malheur, excitèrent la convoitise de Verrès. Mais il y en a deux dont il fait surtout l’éloge, celle de Stenius, à Tlicrmæ Himerensos (aujourd’hui Termini), et celle d’Heius, à Messine. Heius avait eu l’idée de réunir, dans une pièce arrangée exprès, les chefs-d’œuvre de sa galerie : c’est ce qu’on a fait depuis longtemps dans la Tribune de Florence, ce qu’on imite dans presque tous les musées de l’Europe. Il possédait une petite chapelle, bien tranquille, bien recueillie, avec des autels pour venir prier les dieux, et il l’avait ornée seulement de quatre statues, quatre merveilles : le Gupidon de Praxitèle, l’Hercule en bronze de Myron, et deux canéphores de Polyclète. Le Cupidon avait fait le voyage de Rome : l’édile C. Claudius l’avait emprunté à son ami Heius pour embellir une fête qu’il donnait au peuple romain. On ne manquait pas de le dire aux visiteurs, de même que de nos jours on pense augmenter le prix d’un tableau en racontant qu’il est de ceux qui furent enlevés par les Français et placés au Louvre. La chapelle d’Heius était ouverte tous les jours, et les étrangers qui passaient à Messine ne manquaient pas de l’aller voir. (( Cette maison, dit Cicéron, ne faisait pas moins d’honneur à la ville qu’à son maîtreL »

On allait donc visiter alors la Sicile pour les mêmes raisons qu’à présent. Elle attirait surtout les artistes,

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