‹ Nouvelles promenades archéologiques:Chapitre 48 sur 94 · Georg.y ii · texte numérisé non relu

Georg.y ii

lemment Tune de l’autre et qu’un canal étroit courut entre ces villes et ces campagnes autrefois réunies ^ » Dès lors Virgile se trouvait autorisé à les confondre dans son affection et à traiter la Sicile comme le reste de l’Italie. Puisque l’origine des deux pays est la mêmej il pouvait bien lui donner une place dans ce poème national, qui devait contenir toutes les traditions et toutes les gloires de la patrie italienne. Celte place, nous allons le voir, est très large, et il n’y a que le Latium qui soit mieux partagé : la Sicile remplit un livre entier de VÉnéide et presque la moitié d’un autre.

Le troisième livre de VEnéide. — Énée en Epire. — Il touclic A l’Italie. — Tarente. — Il passe en Sicile. — L’Etna. — L’ilc d’Ortygie. — La fontaine d’Aréthuse. — Agrigente. — Quels devaient être les sentiments de Virgile quand il parcourait les ruines des cités grecques de la Sicile. — Drepanum. — Mort d’Anchise.

Le troisième livre de VÉnéide nous montre Énée à la recherche d’une nouvelle demeure. Le poète nous raconte ({u’après s’être échappé de Troie, il s’est réfugié dans les hautes vallées de l’Ida, où il passe une saisG-n à se reposer de ses fatigues et à préparer son voyage. Il part ensuite, sans trop savoir où il va. Il a formé le dessein de se laisser guider par les oracles; mais les oracles, comme on sait, ne sont pas toujours

Page 1