Georg.y ii
Grecs, qui restât en dehors de son sujet. Il trouve moyen de Ty rattacher de quelque manière : il imagine que Turnus envoie une ambassade à Diomède, qui règne sur ces contrées, pour lui demander son alliance. De cette façon, quoique Diomède refuse de prendre les armes, son nom et celui des villes qu’il gouverne ne sont pas tout à fait absents de VÉnéide. C’est ainsi que le poète est arrivé à y faire figurer tous les peuples de Tltalie, leur créant dans le passé des souvenirs communs au moment où ils venaient de s’unir sous l’hégémonie de Rome, et les intéressant tous ensemble au succès de son œuvre.
Ces réflexions générales terminées, entrons enfin dans l’étude des faits principaux que racontent les six derniers livres de Virgile et suivons-les autant que possible sur le pays qui en a été le théâtre.
Énée aborde sur la plage d’Ostie. — Comment Virgile la dépeint. — Aspect qu’elle a de nos jours. — De quelle manière Énée reconnaît qu’il est parvenu au terme de son voyage. — Le miracle des tables mangées. — La laie blanche et les trente petits. — Ce que signifiait autrefois cette légende et modifications qu’elle a subies.
Dans sa longue navigation , Énée s’est approché plus d’une fois de l’Italie. Quand il quitte l’Épire, où Hélénus et Andromaque viennent de lui faire un si bon accueil, il aperçoit au loin devant lui des terres basses avec des collines noyées dans la brume : c’est
Nouv. l'romen. archéol.
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