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SCI! lit saisi par derrière d’un froid également piquant et subit » , mais, comme il est suspect de partialité pour Horace et qu’il veut que toutes les affirmations de son poète chéri se vérifient à la lettre, on peut le soupçonner d’avoir mis dans son frisson un peu de complaisance. J’y suis passé au mois d’avril, vers midi, et j’ai trouvé qu’il y faisait très chaud. Quand on a dépassé Bardela, à un détour du chemin, on voit à gauche Roccagiovine : c’est un des villages les plus pittoresques du pays, perché sur un rocher pointu qui semble s’être détaché de la masse de la montagne. La route est rude pour y arriver; et, pendant que je me fatigue à la gravir, je comprends à merveille l’expression d’Horace qui nous dit qu’il est forcé pour revenir chez lui « d’escalader sa citadelle* ».
Ici se rencontre un point de repère qui va nous servir à nous diriger. Dans une épître charmante qu’Horace adresse à l’un de ses meilleurs amis pour lui faire savoir combien il aime la campagne, et qu’il ne regrette, de tous les biens de Rome, que le plaisir de le voir, il termine sa lettre en disant qu’il l’a écrite derrière le temple en ruine de Vacuna,
Hæc libi dictabam fanum post putre Vacunæ
Vacuna était une déesse fort honorée chez les Sahins, et Varron nous dit que c’était la même qu’on appelait à Rome la Victoire. Or on a retrouvé, près du village, une belle inscription qui nous apprend que