‹ Nouvelles promenades archéologiques:Chapitre 87 sur 94 · Æ.i.y XII, 948.— 2. Ibid., x, CCS · texte numérisé non relu

Æ.i.y XII, 948.— 2. Ibid., x, CCS

370 \ L.MES promenades archéologiques.

l’accuser de félonie, et il aurait pris volontiers pour sa devise ces mois de notre Roland :

Que mauveise chançun de nus chantet ne seit !

Si j’ai tenu à signaler ces rapports qu’on entrevoit entre V Enéide et les poèmes du moyen âge, c’est qu’ils me semblent avoir quelque importance. Il est utile de faire voir comment Virgile, qui se rattache si volontiers au passé, donne aussi quelquefois la main à l’avenir; quand nous savons ce qu’il y a d’ancien et de nouveau chez lui, nous comprenons mieux le rôle qu’il a joué dans l’histoire des lettres. Placé sur la limite de deux âges, et, par une chance heureuse, participant de l’un et de l’autre, il a servi d’intermédiaire entre eux. C’est par lui que nous abordons l’antiquité; il nous en donne l’accès, il nous conduit et nous guide vers elle. Entre elle et nous, il forme une sorte de trait d’union; et, en ce sens, Baillet avait raison de dire « qu’il est le centre de tous les poètes qui ont paru avant et après lui ».

Voilà les réflexions dont je ne pouvais me défendre [lendant que j’essayais de me figurer le combat d’Énée el de Turnus dans la plaine de Laurente. Je crains qu’elles ne m’aient entraîné bien loin. Les lecteurs trouveront sans doute que je les ai trop longtemps retenus sur cette plage déserte, à la recherche de villes ignorées dont il ne reste plus de débris. Mais 011 risque de s’attarder en route quand on voyage avec Virgile, et c’est un compagnon dont on a , grand’ [U'iiie à se séparer.

FJ N

TAULE analytique

I. Comment Horace a connu Mécène, 5. — Caractère de Mécène, 6. — De quelle manière on vivait chez lui, 11. — Le palais de l’Esquilin, 13.

II. Horace était-il vraiment un ami de la nature? 16. — La deuxième épode, 18. — Comment le séjour de Rome lui devint insiipporlable, 20. — Résultats qu’eut pour lui son intimité avec Mécène, 22. — Les solliciteurs et le^ fâcheux, 23. — Joie qu'il dut éprouver quand Mécène lui donna le bien de la Sabine, 25.

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